14.05.2009
Le cahier à la couverture verte
Elle : - Ce s'rait pas à toi le cahier à couverture verte que j'ai retrouvé à la maison en rangeant mon bureau ?
Lui : - ... un cahier à couverture verte ... non, je vois pas, là, sur le moment
Elle : - Tu fais bien partie d'une chorale, non ?
Lui : - Oui, je chante dans une chorale ...
Elle : parce que le cahier en question, y'a des chansons dedans ...
Lui : - ... Je vois pas, non, vraiment, je vois pas avoir eu un cahier à couverture verte avec des chansons dedans
Elle : - .. Ah ! bon, j'avais cru que ça pouvait t'appartenir. C'est pas grave, tu sais !
Lui : - Ah ! mais, dans les associations, les lieux de réunions, y'a toujours un cahier à couverture verte qu'a été laissé à la traîne par quelqu'un !
Elle : Dans ces conditions, tout va bien, je chercherai plus tard à savoir à qui il peut bien appartenir . Allez, il est temps de commencer la réunion : je vous rappelle que nous sommes en Assemblée Générale de notre association. je vais vous faire le rapport moral et financier ...
[passons sur les détails de cette AG qui dure quasiment 3 heures]
FIN DE REUNION, JE FERME LA SALLE A CLEF.
Moi : - Hé, les amis ne partez pas comme ça ! C'est à qui ce cahier à couverture verte qui était resté sur la table dans la salle ?
Une autre participante : - Ah ! mais c'est le mien, merci, j'allais l'oublier.
RIRES !
07:55 Publié dans Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bénévolat, militantisme, activités, mobiles, motifs
31.12.2008
Mes conseil pour le bout de l'an 2008
Si vous habitez Tarnac et sa région : ne tenez pas une épicerie sur un mode convivial, n'habitez pas dans une ancienne ferme isolée du bourg, ne stationnez jamais près d'une voie ferrée TGV
Si vous habitez Gaza : quittez votre gourbi, ou ce qui en tient lieu près de la Mosquée ou du commisariat. ne sortez pas de l'école à 11h 30, repérez le moment pour aller chercher votre pain dans l'une des 2 boulangeries de la ville. Ne tombez pas malade surtout. Si vous n'êtes que blessé, ne criez pas, ne pleurez pas, dites-vous que vous auriez pu mourir sur le coup.
Si vous habitez dans le reste du monde : venez à Saint Brieuc (ou dans d'autre villes),manifester pour la paix et contre le massacre des habitants de Gaza. Pour SB, c'est samedi 3 janvier à 15 heures, Place de la préfecture. (lire le Télégramme de ce jour).
Bon bout d'an quand même ! et , à l'année prochaine.
09:40 Publié dans Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.12.2008
BONKASSA
Bientôt sur mon blog :
Bon qu'à ça , alias, BONKASSA
07:30 Publié dans Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.11.2008
Moins 6
- Il est moins 6 Docteur B...
- Quoi, mais que me dites-vous là ?
- Moins 6, Madame, oui, je dis moins 6
- Moins 6, Ô grand dieu du ciel, moins 6, appelez vite le Prince qui sort. j'espère qu'il est joignable. Faites, vite, bon sang de bon sang ! (ô mon Dieu miséricordieux, voilà que je blasphème maintenant.)
- Madame, le Prince n'est pas au Palais, on me dit qu'il est déjà au Bois
- Déjà là-bas, et avec tous les médias à ses basques je suppose ?
- Hélas, oui, Madame B... il nous a grillé, commme dirait l'autre ...
- Bon, puisque c'est ça, je vais le prendre à contre pied : convoquez, moi la presse ministérielle à l'institut médico-légal : à moins six, y'aura bien un pauvre bougre refroidi à la morgue en provenance du bois ou des quais !
- Je vais voir ce que nous pouvons faire, Docteur B...
- Faites, faites, et que ça saute, on se gèle dans ce bureau mal chauffé, c'est insensé, +18 : c'est incoy'âble.
Pendant que vous y êtes, appelez aussi mon confesseur et mon directeur de conscience : deux jurons et un mensonge, ça pèse déjà très lourd sur ma consience. Grand Dieu Guérande, que ma misère est grande ! Heureusement que dans notre grande solitude de porteuse de croix, nous avons le soutien de Monsieur DALO.
- Dalo ? oui, j'écoute, Allô, pardon, je pensais à autre chose. Oui, Monsieur le Prince, oui, Monsieur le Prince. Une réunion de mise au point, dès votre retour au palais, mais oui, bien sûr, Prince. J'y vais, j'y cours, j'y vole ...
A bientôt, à tout à l'heure, dans moins de 6 minutes, je serai là.
Moins 6, moins 6, ma fourrure, où est ma fourrure : huissier ! ma fourrure pour les dorures, et qu'ça saute, faut qu'ça communique, Nom de d'là ! ( Dieu tout puissant, je me damne !),ça a une certaine importance et ouste Douste, allons- au Palais via le Bois, quand t'le loup n'y est pas !
14:25 Publié dans Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.10.2007
La vie comme si ...
La vie comme si ...
- y'avait pas le ménage à faire
- les courses à faire
- les gosses à élever
- le lendemain à préparer
- la vie professionnelle à assurer
- les loisirs à prendre et à vivre ...
L'enfer , le paradis, le purgatoire ?
Et si on s'attardait un peu sur la pensée de Michel De Certeau ( Eloge du quotidien ) ?
Dépasser les clivages , les compartimentages, sans sombrer dans la confusion des genres ? -
http://www.bibliopoche.com/livre/L-invention-du-quotidien-Tome-I--Arts-de-faire/21374.html
MICHEL DE CERTEAU ET LA MYSTIQUE DU QUOTIDIEN
« Cet essai est destiné à l’homme ordinaire. Héros commun. Personnage disséminé. Marcheur innombrable. En invoquant, au seuil de mes récits, l’absent qui leur donne commencement et nécessité, je m’interroge sur le désir dont il figure l’impossible objet. A cet oracle confondu avec la rumeur de l’histoire, que demandons-nous de faire croire ou de nous autoriser à dire lorsque nous lui dédions l’écriture que jadis on offrait en hommage aux divinités ou aux muses inspiratrices ?
Ce héros anonyme vient de très loin. C’est le murmure des sociétés… » (M. de Certeau, L’invention du quotidien, 1/ Arts de faire, 1e partie, « Une culture très ordinaire », rééd. Gallimard/ Folio Essais n° 146, 2002, p. 11)
09:35 Publié dans Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.06.2007
Le jour d'après
Vie pratique : quelle drôle d'appellation pour nous ranger en catégories.
Ainsi donc, quand on pratique, on ne réfléchit pas, on ne pense pas ?
Oh ! que si !
(je crois qu'il y avait hier un sujet de philo au bac qui abordait cette question.)
Je dirais pour ma par ceci :
"derrière la main, cherchez la tête ...
et avec la tête, usez de vos mains."
Allez, une deuxième pour la route :
"Et qui sera le gardien de nos existences - on ne saurait les résumer à leur longévité - quand on sait le mépris que nous avons spontanément pour elles ?"
Charles Melman, septembre 2004
Amorce de lecture de
L'HOMME SANS GRAVITE
FOLIO ESSAIS
2004
La poétique du sujet lacanien
Conférence de Charles Melman, psychiatre et psychanalyste
et présentation générale de Camille Dumoulié
(Le texte de ces interventions a été établi à partir de la transcription réalisée par
Corinne Godmer. Qu’elle en soit remerciée)
Camille Dumoulié
Je vous rappelle ce propos de Lacan : « Le prolétaire est serf non pas du
maître mais de sa jouissance. » Cette phrase est d’une richesse considérable. Eh
bien, ce que nous voyons aujourd’hui, c’est précisément cela : il n’y a plus de
maître, dans nos cultures, le patron, c’est la jouissance. De telle sorte qu’on
assiste, si vous me permettez ce commentaire ironique, à une étonnante victoire
prolétarienne que Marx n’avait pas prévue : la prolétarisation de l’ensemble de
la société. Tous prolétaires ! Tous serviteurs ! Tous captifs, obéissants vis-à-vis
de la jouissance ! Le grand événement, comme on l’a déjà montré, c’est qu’il
n’y a plus de jouissance phallique. Il n’y a plus de jouissance aujourd’hui que
de cet objet « construit » à partir des objets partiels, cet objet que Lacan a
nommé l’objet petit a. Nous vivons, en Occident, dans le culte du déshonneur.
L’honneur n’est plus une valeur, ne vaut plus rien sur le marché, paraît désuet,
voire réactionnaire. Rien d’étonnant puisqu’on assiste au triomphe de l’objet
petit a, c'est-à-dire du déchet. Il n’y a qu’à voir à quoi ressemble le style de nos
rapports… Mais, pour s’en sortir, y a-t-il une autre voie ? Je dirai qu’à mon
idée, ce qui vous paraîtra pessimiste, il n’y en a pas. Ne serait-ce que parce que
le voeu profond de l’humanité, c’est de mourir, de disparaître.
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