09.03.2009
Maîtres et grands domaines
Pour ma part, j'ai toujours été mal à l'aise dans une "grande surface". Longtemps, je me suis interrogé pour éclaicir les causes de ce mal-être qui me saisit dès lors que je pousse mon jeton dans la fente du cadie.
Bien sûr, j'ai quelques intuitions : cette grande distribution ( la mal nommée) ne distribue rien gratuitement, et encore faudrait bien y regarder de plus près en terme de qualité. Bien sûr, les "grands" groupes qui la possèdent se font du blé à tire larigot (tiens quel est donc l'origine de cette locution ?). Bien sûr, il y a quelque - chose là-dedans à voir avec le développement du capital, du capitalisme financier et donc de l'emprise d'une idéologie (celle de la sur-consommation pour sur-profits).
Et puis, n'est-ce pas aussi pour toute une génération (née dans le cadie) LE modèle indépassable de la société de la fin de l'Histoire : consommation, conformation, ou marginalisation et répression. (Au fait essayez donc d'élever la voix à une caisse pour simplement vous faire respecter : vous ne tardez pas à avoir un "agent de sécurité" sur le dos et vous serez à coup sûr, si vous insistez contrôlé, voir arrêté par la police sur le parking ! ( si, si, cela a failli m'arriver pas plus tard que la semaine dernière !)
Mais, maintenant, avec le "conflit social " (sic !) des Antilles et de la Réunion, mes intuitions se raboutent avec l'entière réalité révélée par le comportement de quelques "capitaineries familiales de la pwofitation" de la finance qui sont passées de la possession des grandes surfaces agricoles aux grandes surfaces de la fameuse distribution.

08:05 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maîtres, esclaves, patrons et employés, grande distribution et consommateurs lutte des classes, soulèvement
22.11.2008
Mais où sont ...
Ballade des pandores du temps jadis (à François Villon)
Mais où sont les pandores d'antan ?

Du temps où la cavale se pratiquait à pied, à cheval ou en voiture
Du temps où conduire sans permis donnait un avantage à l'automobiliste sur le gendarme en bicyclette (ce fut le cas de mon père en les années 20)
Du temps où le voleur de pommes se cachait dans une buse au bout d'un chemin ( ce fut le cas d'un pauvre bougre de T... dans les années 50)
Et n'était apréhendé qu'à la fin d'une semaine d'enquête discrète dans la commune et ses villages (même affaire à T..)
Du temps où la gendarmerie s'affichait au fronton des bâtisses en dur et fier granit
Du temps où le chef et son subalterne vous réquisitionnaient pour les transporter dans votre auto jusqu'au bourg voisin ? (Chef qui annonçait qu'il ne manquerait pas de vous verbaliser au besoin dès le lendemain : la bêtise n'a pas d'âge ni de grade)
Mais où sont les Pandores d'antan ?
13:50 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








