08.10.2009

Le ministre reçoit (suite de la suite)

Quand le ministre de l'industrie se rend aux Châtelets à Ploufragan pour s'occuper de l'usine Chaffoteaux, c'est qu'il y est contraint par des mois de luttes des salariés de l'usine et de la population qui les soutient.

Quand le ministre dit " nous ne vous abandonnerons pas", c'est une promesse qui n'engage que ceux qui y croient.

Quand le ministre Estosi déclare en termes généraux ses objectifs de reclassement, de ré-industrialisation du site des Châtelets, il oublie de dire de quels moyens il dispose pour cela, faisant d'ailleurs peser l'essentiel sur les collectivités locale et désengageant l'Etat dont il est le représentant.

Quand le ministre UMP Estrosi, grand artisan avec son patron président de la République, de la "libre concurrence non faussée" veut faire croire qu'il est le ministre des ouvriers et de la sauvegarde de nos industries, il se garde bien de dénoncer les prédateurs qui ont démantelé l'usine Chaffoteaux pour accroître encore plus les profits du groupe Merloni.

Certes, le ministre et le gouvernement, fidèles serviteurs du MEDEF sont oblligés de manoeuvrer pour tenter de conserver de la crédibilité sur la question de l'emploi et de l'activité industrielle, mais ils ne se départissent pas pour autant de leurs objectifs : laisser faire et laisser passer les intérêts privés au détriment de l'intérêt général.

 

L'intérêt général, ce sont tous ceux qui luttent pour l'emploi et à la production Chaffoteaux qui le portent depuis des mois. Car l'usine Chaffoteaux à Saint Brieuc, c'est du travail, des salaires, c'est une dynamique économique, c'est une identité territoriale, c'est un potentiel technique et humain pour un développement soutenable en matière de production industrielle d'eau chaude.

Il est donc désormais clair que c'est l'ensemble des habitants de l'agglomération briochine qui doit se mobiliser pour sauver chaffoteaux et lui permettre de vivre et de se développer dans l'intérêt général.

06.10.2009

Radicalité ?

Dans les années 80, un certain François Mitterrand durcissait son discours en appelant à l'éradication du capitalisme, pour mieux dammer le pions au PCF notamment et séduire son électorat. On sait ce qui en est advenu de cet objectif : un capitalisme ultra-libéralisé déployé sur toute la planète.

Dans les années 0 de ce 21ème siècle, Monsieur Hulot radicalise sa critique du capitalisme. Est-ce pour mieux séduire ceux qui, conscients de la nécessaire révolution écologique, mais qui n'en rabattent pas sur "la sociale " et de les faire voter pour les Verts qui, comme leur leader au parlement européen s'en fichent comme d'une guigne des agissements des boursiers et des banquiers ?

Instruit par l'expérience,  (celle de 81 et celle de l'élection au parlement européen le lendemain de  la diffusion du film d'Arthus Bertrand), je pose la question.

24.06.2009

...car la culture donne forme à l'esprit

Matamore 1

- vous allez voir ce que vous allez voir. Finie la récré. Tous dans le rang, je ne veux voir aucune tête qui dépasse !

Matamore 2 :

- et si on mettait de l'huile dans les rouages, avec un additif culture, ça s'rait pas mal ça pour faire passer la potion purgative.

Plumeplumeplume de toujours :

- je vais vous trouver ça, j'ai quelqu'un qui fera l'affaire : un enfumeur de première qui sait très bien obtenir sur commande une standing ovation dans les cérémonies de remise des Molières.

Matamore X :

- Molière, Molière, ça me dit quelque chose ce nom, appelez-le sur le champ. Je l'embauche dans le prochain gouvernement.

10.06.2009

Les lendemains qui déchantent

Abstention : piège à cons.

La preuve : cela donne une grosse prime au pouvoir qui ne se gêne pas une minute pour convertir 10% des inscrits ayant voté pour ses candidats en une "approbation populaire" de sa politique.

Avis à tous les amis qui prennent la pose sur le banc de touche.

04.06.2009

Campagne

Campagne

 

Lui : - Mais, c’est tous les mêmes, dès qu’ils ont devant eux une assiette meilleure que la nôtres, ils sont pas longtemps à oublier ce qu’ils nous avaient promis.

Moi : - Tenez, prenez ça, vous lirez, il y a des propositions pour changer justement.

Lui : - C’est pas la peine, je sais déjà ce qu’il y a dedans, tous disent la même chose, je vous dis

Moi : - Eh ben justement non, pas nous !

Lui : - Ecoutez, je vais vous dire quelque chose, …

Moi : - …

Lui : - Ecoutez – moi , je sais de quoi je parle, j’ai travaillé plus de 30 ans au Mont Saint Michel

Moi – Ah oui ?

Lui – J’ai vu comment ça se passe, vous comprenez, on recevait des personnalités connues dans notre établissement.

Moi, : ça doit être instructif tout ça

Lui : - Ecoutez-moi, quand le Président de la République est venu on avait tout préparé, les fleurs, le buffet  et le cocktail

Moi : Dans le Mont Saint Michel, c’est ça ?

Lui : Les fleurs, rien que les fleurs : y’en avait pour un million de francs

Elle : Un million pour un bouquet de fleurs ?

Moi et lui : pour le fleurissement …

Lui : Oui, y’en avait partout, fallait voir !

Moi : Ah ! oui, ça fait cher, ça coûte cher, rien que pour le décor …

Lui : Je vous dis pas tout le personnel policier mobilisé pour la circonstance : et que je te change tout le personnel sous prétexte qu’ils entrent dans un autre département. Eh ben vous me croirez pas : la Président et sa suite, ils ont même pas daigné jeté un œil sur le buffet ni dire un mot au personnel : le Président, il est allé manger une omelette chez la Mère Poulard !

Moi : Eh ben, en effet …

Lui : Tous les mêmes. Je dis pas ça pour vous, hein ! vous, je vous admire d’être encore là à distribuer vos tracts et à faire de la politique sur le marché.

Moi : allez, prenez- le, vous verrez, tous ne sont pas à mettre dans le même sac comme vous dites, et puis, c’est important d’aller voter dimanche prochain.

 

18.05.2009

Grandeur et misère de la République

 

 

" Si à 50 ans t'as pas roulé en solex, t'as raté quelque chose, c'est moi qui te le dis !"

P.rec ...


"Si à cinq ans t'a pas assimilé le Bled, t'auras pas de solex"

JRK

 

16.05.2009

Portiques en stocks

On se dit, on se le dit, je me dis  :

- mais moi, j'aurais jamais été jusqu'à faire un geste comme ça

On se rappelle, on se le rappelle, je me rappelle :

- ah ! les colères contre un adulte : mon père, ma mère, un prof, un pion, mais, quand - même, les  frapper, les agresser physiquement, les blesser ...

On se souvient, on en a le souvenir, je me souviens :

- celui-là, celle-là, je lui ai gardé longtemps un chien de ma chienne, et puis, et puis, c'est devenu un souvenir désagréable, une annecdote, bref, ça c'est reclassé en mémoire, et peut-être bien que ce sont des affaires classées ...

 

Mais alors, là, un élève qui plante un couteau dans la poitrine de sa professeur de maths, un ministre qui cyniquement vient annoncer l'implantation de portiques pour faire des établissements scolaires des prisons, ça suffit, c'est ignoble.

Cet élève doit être sanctionné et éduqué car sa vie ne fait que commencer, cet élève et tant d'élèves sont à enseigner et doivent se former à devenir des hommes, des femmes, des travailleurs, des citoyens.

Souvenons-nous de Colombine aux USA : là-bas, il ya en a tant et tant de portiques et de vigiles qui fouilent les cartables et les poches des élèves. ça n'empêche pas les horribles carnages. La solution, les solutions sont ailleurs, évidemment.

Ce ministre, ce gouvernement, ces patrons voyous qui se supportent entre eux doivent céder la place à un gouvernement mobilisé pour une société de l'intelligence et de la sensibiblité à tout ce qui est humain.

 

Toute ma sympathie et ma solidarité vont à ma collègue victime et souffrante, toute ma colère positive et pacifique va rejoindre celle, légitime de mes collègues de cet établissement scolaire touché dans sa mission même. Tout mon dégoût va à ces excités qui exploitent sans vergogne un bien triste évènement.

 

 

28.04.2009

Langue de bois, langue au chat



Par JR :

"le chiffre du chômage pour 2009 sera difficile". (dixit, F. fillon, premier ministre du gouvernement français, propos repris à la une par le "grands" médias).
Des analphabètes ou peu s'en faut diraient qu'il est disons inattendu, confirmé, infirmé, faible, élevé, encourageant, décourageant, voire catastrophique, ou extrêmement positif.
Des ploucs diraient ça.
Continental.jpg

Un mec fillon dit urbi et orbi qu'il sera difficile. Va savoir: on a connu, on connaît des sujets difficiles, des décisions difficiles, des accouchements difficiles, des cas difficiles, des caractères et même des individus difficiles, des sorties de crise difficiles - que sais-je, des épreuves difficiles, des passes (oh!) difficiles, des enfants difficiles, des parents (?) difficiles, des temps difficiles (voir Léo Ferré, eh eh), des virages difficiles - que dire encore?
Mais un chiffre difficile, là, je donne ma langue au chat: fillon, c'est quoi déjà?
Un chiffre facile, élève fillon, ce serait quoi?
J

01.04.2009

Iron Wall-Mur d'acier (par JR)

PALESTINE

Quand je lis
ARABS TO GAS CHAMBERS
Sur un mur d 'Hébron, ville palestinienne
Occupée, volée, asphyxiée, dénaturée, mise en coupe réglée
Par Israël,
Je suis saisi d'effroi
En ce vingt-et-unième siècle
Soudain revenu, rappelé, ramené
Au vingtième si proche (il n'y a pas soixante ans),
Siècle de l'horreur, de l'épouvante, de l'impensable, de l'indicible,
Celui de l'assassinat décidé, planifié, systématisé
De six millions de Juifs, hommes, femmes
Et enfants condamnés par la folie nazie,
Coupables d'être ce qu'ils étaient,
Humains de la commune et belle humanité
Soudain devenus, décrétés, nommés parias, criminels
Responsables, boucs-émissaires, symboles vivants, êtres de chair,
Visibles, stigmatisés par l'étoile jaune, dénoncés, fichés, raflés, parqués
Comme du bétail, déportés en wagons à bestiaux plombés,
Sans air, sans eau, sans regards, sans sourires,
Non pas morts déjà mais voués à mourir,
A subir les coups, les cris, les chiens
(Et parfois la balle dans la nuque), à désespérer
De l'amour, de l'amitié, de la vie, de l'humanité, des dieux, vrais ou faux,
Justes parmi les justes pour n'avoir été qu'hommes, femmes et enfants,
Objets des solutions finales, quand l'homme se fait si bestial
Qu'il n'est plus que loup pour l'homme:
Plus jamais ça.
Je suis saisi d'effroi
Quand je pense que les fils et les filles
Des martyrs des camps, des rafles, des dénonciations,
De la police, des collabos, des pétainistes, des salopards,
Des fous furieux, des xénophobes, des malades, des voisins
Se sont donné pour Etat, pour société et pour gouvernement une démocratie
Qui occupe, vole, asphyxie, dénature et met en coupe réglée tout un pays, la Palestine,
Dont les enfants, les femmes et les hommes, soudain devenus, décrétés, nommés
Parias, voleurs, étrangers, inutileset nuisibles, sous-hommes en somme,
Condamnés, on ne sait pour quel crime, par quelle loi, de quel droit,
A errer sur leur terre, à survivre, à mourir de mort violente,
A se cogner des vies entières
Au pire des apartheids,
A laisser l'histoire les ignorer,
Les humilier, les exclure enfin de l'humanité,
Sous les regards qui se détournent, devant le monde
Aveugle, indifférent, complice.
Et je suis saisi d'effroi à la vue d'un peuple
Témoin de l'assassinat d'un autre peuple et qui est fait des fils
Et des filles des six millions de Juifs torturés, broyés, gazés et brûlés
A qui la mémoire a manqué pour dire l'épouvante, l'impensable et l'indicible,
Eux dont les pauvres yeux ont eu pour dernière lecture
Arbeit macht frei au fronton d'Auschwitz Birkenau,
Haut-lieu des CHAMBRES A GAZ
Il n'y a pas soixante ans.





24.03.2009

Le monde "comme si ..."

Alors, on fait comme si ?
Comme si Gaza n'existait pas (c'est presque vrai ...)
Comme si l'Ecole maternelle française n'était pas en péril ?
Comme si les garde-à vue des cyclistes bordelais n'étaient pas abusives ?
comme si les suicides en prison n'étaient pas en pleine expansion ?( au fond, pourquoi rétablir la peine de mort vu que les condamnés - pas condamnés aussi - mettent fin eux-mêmes à leur vie !)
Comme si en RDC on ne se massacrait pas ,
Comme si à Madagascar, TGV était un grand démocrate ?
Comme si le pape n'était qu'un ami des abeilles ?
Comme si le G 20 était sur le point d'abolir la crise?
Comme si la fin des "bonus" à la Société Générale faisaient des "grands" patrons de salariés comme les autres ?
Comme si nos jeunes allaient en finir avec la galère grâce à Hirsch ?
Comme si les "reconduites" à la frontière (doux euphémisme) allaient tarir les mouvements migratoires ?
Comme si, comme si comme si ...etc ?

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