23.09.2009

Mangez-le si vous voulez

Mangez le.jpgNul n’est à l’abri de l’abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C’est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d’un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l’occasion pour promouvoir son projet d’assainissement des marais de la région.

Il arrive à quatorze heures à l’entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ? Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l’Allemagne et sous la menace d’une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle frénésie barbare ? Au prétexte d’une phrase mal comprise et d’une accusation d’espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s’interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s’efforceront d’arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver.

Incapable de condamner six cents personnes d’un coup, la justice ne poursuivra qu’une vingtaine de meneurs. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au lendemain de ce crime abominable, les participants hébétés n’auront qu’une seule réponse : " Je ne sais pas ce qui m’a pris. "

Avec une précision redoutable, Jean Teulé a reconstitué chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l’une des anecdotes les plus honteuses de l’Histoire du XIXe siècle en France.

02.07.2009

Pas d'ange ce soir dans ta rue

Il a éteint son téléviseur : cette soirée  du premier juillet n'augure rien de bon en terme de programmes : intervilles,souvenirs d'enfance en hitlérie, série culte sur les privées ... En temps normal, il va faire un tour du pâté de maison. Oui, mais voilà, ce soir, l'orage gronde. Pas une météo à mettre un oisif dehors.

Quelques minutes encore pour se réorganiser : préparer le départ en vacances, retrouver les deux ou trois livres en cours de lecture, débrancher les appareils à cause de la foudre et voilà que ça remonte en mémoire : tout à l'heure, enfin ce matin, il a entendu cette femme dire à son accompagnateur : à bientôt, mon ange ! et de se séparer. Mais où donc est passé l'ange de cette si belle et étrange interpellation ?

Oui, c'est vrai, ça, que font de leur soirée les anges de passage dans la rue du port ? Reviennent-ils en secret contempler leur amoureuse, se cachaent-ils dans un coin de ciel en attendant que passe le gros de l'orage, se défendent-ils de la déchéance qui les guette à tout instant depuis que l'archange Michel a pris du gallon auprès de Père ?

- Etrange, dit l'ange que ce blogueur pense à moi en ce début d'été.

- Pas de blague répond le blogueur, les anges, ça n'existe pas dans le ciel, seulement dans la rue du port, juste à quelques pas de la côte , pas trop loin d'un embarquement toujours possible pour la haute mer.

Y a-t-il sur la toile des amateurs de vaisseaux immatriculés transporteurs d'anges ?

Pas d'ange ce soir dans ta rue

Il a éteint son téléviseur : cette soirée  du 2 juillet n'augure rien de bon en terme de programmes : intervilles,souvenirs d'enfance en hitlérie, série culte sur les privées ... En temps normal, il va faire un tour du pa^té de maison. Oui, mais voilà, ce soir, l'orage gronde. Pas un temps à mettre un oisif dehors.

20.06.2009

Limerick

Je m'appelle Robert Cambert

Qu'a mis ses chaussettes à l'envers

De braies en tuyaux de poëlle

Des souliers en bois de paumelle

Et des chaussettes en visse de pressoir (présouère)

Limerick  en langue gallo entendu dans ma jeunesse dit par un charron de mes voisins.

Inédit et en première mondiale sur la toile

19.06.2009

Le cahier à couverture verte

Le cahier à la couverture verte

Elle  : - Ce s'rait pas à toi le cahier à couverture verte que j'ai retrouvé à la maison en rangeant mon bureau ?

Lui : -  ... un cahier à couverture verte ... non, je vois pas, là, sur le moment

Elle : - Tu fais bien partie d'une chorale, non ?

Lui : - Oui, je chante dans une chorale ...

Elle : parce que le cahier en question, y'a des chansons dedans ...

Lui : - ... Je vois pas, non, vraiment, je vois pas avoir eu un cahier à couverture verte avec des chansons dedans

Elle : - .. Ah ! bon, j'avais cru que ça pouvait t'appartenir. C'est pas grave, tu sais !

Lui : - Ah ! mais, dans les associations, les lieux de réunions, y'a toujours un cahier à couverture verte qu'a été laissé à la traîne par quelqu'un  !

Elle : Dans ces conditions, tout va bien, je chercherai plus tard à savoir à qui il peut bien appartenir . Allez, il est temps de commencer la réunion : je vous rappelle que nous sommes en Assemblée Générale de notre association. je vais vous faire le rapport moral et financier ...

[passons sur les détails de cette AG qui dure quasiment 3 heures]

FIN DE REUNION, JE FERME LA SALLE A CLEF.

Moi : - Hé, les amis ne partez pas comme ça ! C'est à qui ce cahier à couverture verte qui était resté sur la table dans la salle ?

Une autre participante : - Ah ! mais c'est le mien, merci, j'allais l'oublier.

RIRES !

Moi, c’est un cahier à la couverture rouge que je retrouve pas : personne ne l’aurait vu, par hasard ?

 

12.06.2009

Zapping

A la manière des "Papous dans la tête", je vous propose 3 "chutes" pour une nouvelle écrite par Didier Daeninckx RAFLE EN DIRECT.

Zapping.jpg

Version A

Certains comprirent en entendant :

Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, mais il était trop tard.

Le 15 juillet 2000 à l’heure du journal télévisé , la France se réveilla normale

Ni noire, ni jaune.

Ni bleue, ni rouge.

Blanche et grasse.

 

 

Version B 

Quelqu’un fit part de sa surprise d’un arrêt express sur le site de l’ancien Veld’hiv’. Personne d’autre ne s’en émut. D’ailleurs, le chauffeur se gardèrent bien d’ouvrir la moindre porte de leur véhicule .

Quelques-uns comprirent en voyant les cars se succéder au pied des passerelles des gros transporteurs militaires qui décollaient aussi tôt remplis des pistes de Roissy Charles de Gaulle .

Le 15 juillet 2000, à l’heure du Journal télévisé, la présentatrice apparut à l’écran

Ni noire, ni jaune.

Ni bleue, ni rouge.

Blanche et grasse.

A l’image de la France normale

 

Version C 

On était le 15 juillet 2000. Dans les rues, plus rien ne subsistait de la fête nationale . Les services de la voirie avaient travaillé d’arrache pied toute la nuit.

Etrange, ce détour par le site de l’ancien Veld’hiv. Ce n’était pas indiqué sur le dépliant touristique qui avait été remis à chaque passager. Personne n’y prêta vraiment attention.sauf deux ou trois qui comprirent trop tard  en entendant le chauffeur annoncer la destination : Aéroport de Roissy Charles de Gaulle.

A l’heure du journal télévisé, tout était terminé, propre et net. Les rues et les populations avaient repris leur couleur normale :

Ni noire, ni jaune.

Ni bleue, ni rouge.

Blanche et grasse.

 

 A vous de choisir la vraie version (toute ressemblance avec une situation existante ....etc)

 

12.05.2009

LE feuilleton du siècle

Roman- feuilleton : le retour ! ( les journaux ) . Par AP

                                

 

Dans  le marasme où patauge la littérature nationale , enfin du neuf !

Ce n’est pas trop tôt !

Ce n’est pas trop tard non plus !

En tout cas , il en était plus que temps !

 

 

                                   

                              

 

Chapître II

 

Remue-méninges

 

        Pour clore ce petit incident, qui s’est lui-même dépouillé de sa gangue par une légèreté aussi irrémédiablement déplorable que fatalement pleine d’intérêt ( ce que chacun n’aura pas manqué de vérifier , à condition qu’il ait ausculté ses souvenirs les plus récents ), il est bon , si l’on possède des facultés en équilibre parfait ,ou mieux , si la balance de l’idiotisme ne l’emporte pas sur le plateau dans lequel reposent les nobles & magnifiques attributs de la raison, c’est à dire afin d’être plus clair (car jusqu’ici je n’ai été que concis ce que même plusieurs n’admettront pas à cause de mes longueurs , qui ne sont qu’imaginaires , puisqu’elles remplissent leur but , de traquer , avec le scalpel de l’analyse , les fugitives apparitions de la vérité , jusque dans leurs derniers retranchements ) , si l’intelligence prédomine suffisamment sur les défauts sous le poids desquels l’ont étouffée en partie l’habitude , la nature & l’éducation , il est bon , répété-je pour la deuxième & la dernière fois , car à force de répéter on finirait , le plus souvent ce n’est pas faux , par ne plus s’entendre , de revenir la queue basse . . .au sujet dramatique cimenté dans cette histoire . . . Ah ! La la la la la la la la ! ! ! ! ! ! ! !

 

    Donc, revenons à nos moutons ( qui, comme le lecteur le sait, ne sont pas des aigles ) :

    « AH !LA LA LA LA LA LA LA LA LA LA ! ! ! ! ! ! ! ! ! QUELLE GUIGNE ! !  C’EST BIEN MA VEINE ! ! ! ! » jeta dans un hurlement indescriptible le pauvre Dechaume que les habitants du quartier en vertu de la loi du moindre effort & mus par la promptitude de leur esprit à se facilement porter aux simplifications aussi bien qu’aux allusions historiques dont ils aimaient volontiers faire montre (il s’agissait là selon toute vraisemblance de débris de souvenirs de naufragés de l’école primaire) , appelaient « Népo » .

 

(Suite au prochain numéro :Le va-nu-pieds ou la naissance d’une profonde camaraderie.).

05.05.2009

Game and play

D'après les "affichettes" des journaux régionaux (Le Télégramme et "l'autre" journal).

 Game

Bégard : un fourgon explose

Grand-Champ : un meutre sur commande

 Play

Qui tenait les manettes du détonateur ?

Game

Coupe de France : gagnez votre place !

Pour aller jouer, elle vide le compte du mort

Play

Pour aller au SDF, évitez la place du mort !

 

 Game (sic)

La mort d'Yvon Bourges

Incendie dans l'usine d'équarissage

 

 Play

On a beau ne pas aimer plus que ça le bouillon de courges ...

 

Game

Agression au madrier : 10 mois fermes

Santé faut-il avoir peur des ondes ?

Play

On tremble devant tant d'avanies

27.04.2009

L'atelier d'écriture 2

L'atelier d'écriture.jpg
Chefdeville remet ça. Pas vraiment par goût, plutôt par nécessité : faut bien croûter. Après la SEGPA du collège Jean Moulin, le voilà en troisième CPA avec des préapprentis en boulangerie. Craignos aussi les gamins !
En fait, Chefdeville est bel et bien embarqué dans la galère des animations. Voilà qu'on le retrouve dans un lycée agricole de Seine et Marne, en résidence d'auteur, aux prises avec les adultes du personnel éducatif et administratif de l'établissement. Pas piquée des vers cette période de sa vie.
Les ateliers d'écriture, tout comme les voyages formant la jeunesse, voilà que Chefdeville se fait retrouver par une "ancienne" copine, mère -célibataire d'un des loulous de la SEGPA : ça grince du matelas et du sommier, mais .... ça coince aussi.
Coincidence et incidence, de fil en aiguille, le voilà élevé au rang de scénariste pour un film qui tourne court pour cause de chourave de matos. En l'occurence les supers - caméras dernier cri en automatisme qui intéressent les acteurs surtout pour leur valeur d'échange au marché "aux puces" genre "tombé du camion".
Entre temps on le retrouve dans une autre banlieue, au service d'une association qui s'occupe d'insertion des "primo-arrivants" : de la marionnette au menu cette fois.
Et puis, et puis, cet éditeur de son seul et unique polar (il y a un bail de cela) qui lui propose de "le signer" pour un livre sur son expérience ... des ateliers d'écriture !
Voilà pour le fond. Quant à la forme, au style si l'on veut : un vrai régal d'écriture truculente et incisive.
Le fond et la forme, séparément ?
Non, plutôt : le fond ayant besoin de cette forme et cette forme au service du fond.
Comme dirait l'autre :
le fond, c'est la forme et réciproquement.

Je vous conseille la lecture de ce Chefdeville d'écriture.

P.rec...

24.04.2009

L'atelier d'écriture

Chefdeville, il glande, et ce, depuis -il y bien longtemps - qu'il a publié son premier et unique polar. Pas vraiment un succès littéraire d'ailleurs !
Chefdeville, il file un mauvais coton depuis pas mal d'années, dérive alcoolique, glandouille, RMI et aigritude.
Chefdeville, voilà qu'il reçoit un coup de fil d'un sous - chef de service du Conseil Général qui le somme de répondre sur le champ à sa proposition : devenir pour 10 séances animateur d'un atelier d'écriture.
Chefdeville, à sa grande propre surprise s'entend répondre OUI. lui qui n'a pas la moindre expérience en la matière, lui qui a fui l'école comme la peste.

L'atelier d'écriture.jpg

Et le voilà, Chefdeville devant une quinzaine de loulous et de louloutes de troisième de SEGPA du Collège Jean Moulin.
Première séance : ça craint grave, mais ça passe quand-même, du moins de l'avis de Lafaille, le prof de Lettres qui lui cède ses heures de cours pour animer ce projet.
Projet, vous avez dit projet ?
A suivre, et que chacun s'y mette ... à l'écriture, en atelier ou sur ce blog.
Merci d'avance.

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