27.09.2008

N'oublie pas que tu dois m'emmener à la déchetterie

N’oublie pas que tu dois m’emmener à la déchetterie !

Je me souviens de lui avoir répliqué :
- Si tu veux, on profitera d’un jour où moi-même, j’irai là bas, pour te prendre en voiture. Je stationnerai dans la rue et tu pourras faire d’une pierre deux coups : déposer ton vieux fer à repasser et apprendre comment y aller.
Je me souviens aussi que je n’avais certainement pas oublié cet engagement. C’est au point d’ailleurs, que le lendemain, l’occasion se présentant … Je lui avais téléphoné, mais, elle n’était pas disponible tout à fait sur le moment, étant à la laverie automatique du quartier. Et moi, étant déjà sur le départ. Bon, pas grave, ce serait pour une prochaine fois.
-Mais, tu sais, je peux aussi bien prendre un plan de la ville et repérer où se trouve cette déchetterie et y aller par moi-même ! m’avait-elle fait gentiment remarquer.
Evidemment, mais bon sang, mais c’est bien sûr, maintenant qu’elle sait qu’il y en a une aussi sur le territoire communal. Bon, on verrait bien. L’un comme l’autre, retraités certes, on avait bien d’autres chats à fouetter.
Je me souviens qu’entre temps, tous les deux, et avec quelques autres, nous avions « vécu » un atelier d’écriture à la Maison Louis Guilloux.
Ah ! les ateliers d’écriture, et à la Maison Louis Guilloux, de surcroît, si j’ose dire. Cela faisait si longtemps que je n’en n’avais plus animé. Et là, comme ça, sans crier gare, presque au pied levé, me voilà à devoir m’y remettre. Succession réputée délicate. Mais bon, après tout, quand faut y’aller, faut y aller, foi de militant pédagogique et de la littérature.
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Je me souviens que, durant deux heures, en sa compagnie et celle de quelques autres , heureux d’être là en train d’écrire et de deviser sur l’écriture, le texte, le roman du Jeu de patience, nous avons passé un sacré bon moment. Pour ça j’en étais convaincu. Le plaisir du texte, ça ne se dit pas, ça se prend, ça se partage.
Je me souviens que, pourtant, avec quelques heures de recul, j’étais impatient de retrouver auprès d’elle et de quelques autres un peu de cet enthousiasme qui nous avait transporté le temps de l’atelier. Alors, à elle aussi, j’ai téléphoné.
Je me souviens que nous avons fait le point sur ce temps commun, assortissant notre conversation de quelques autres considérations toutes aussi intéressantes les unes que les autres.
Je me souviens qu’elle avait écrit, en fin d’atelier, comme pour terminer sur une note littéraire :
« Je me souviens des marguerites dans le jardin. Mon père disait qu’elles prenaient toute la place ».
Je me souviens qu’elle avait lu cette phrase avec une pointe d’émotion dans la voix.
Je me souviens que j’en avais été bouleversé. Juste un instant. Mais justement le temps de l’inscrire en mémoire pour ne pas l’oublier.
Et comme rappel à son bon souvenir, à la fin de notre conversation téléphonique du lendemain dont je vous parlais tout à l’heure, elle m’a lancé d’une voix amicale :
-N’oublie pas que tu dois m’emmener à la déchetterie !
P.rec…
Saint Brieuc le 26/09/08

16.09.2008

Des jardins en partage

Il n'est pas encore trop tard pour vous rendre à Chaumont sur Loire au festival international des jardins qui, pour sa dix septième édition nous convie à un parcours dans le parc du château sur le thème du partage.
Comme chaque année, la surprise est totale et joyeuse. Heureuse, serait le plus juste terme.
Dans la douceur du Val de Loire, laissez-vous guider au hasard des parcelles : une journée n'est pas de trop.
Tenez : le midi, pour une fois, mangez sur place au restaurant méditerranéen. Un vrai régal aussi.


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Infos pratiques domainefestivalchâteauformationécoles et jardinsgroupes et entreprisesboutiquepresseaccueil contactez-nousinfos pratiques Pour vous être pratique ...

... et afin de vous rendre sans encombre au Domaine régional de Chaumont-sur-Loire



Le Festival des jardins 2008, le château, les expositions...

Ouverture : tous les jours sans interruption, du 30 avril au 19 octobre, de 9h30 a la tombée de la nuit (fermeture des caisses a 19h, ou 18h a partir de septembre).

Tarifs individuels festival : 9 € (expositions incluses)
Tarif réduit : 6,50 € (enfants de 12 a 18 ans, étudiants...)
Enfants de 6 a 12 ans : 3,50 € (gratuit pour les moins de 6 ans).

Visites : des visites guidées sont proposées plusieurs fois par jour. Pour les enfants, un jeu de piste est disponible a l’entrée.

Château : appartements et écuries ouverts de 10h a 18h (expositions incluses).
Billet d'entrée a 7,50 €, tarif réduit : 5 € (enfants de 12 a 18 ans, étudiants), gratuit pour les moins de 12 ans. Billet couplé : visite du Festival et du château a 15 €.
Restaurants : plusieurs formules de restauration.
Pour le Grand Velum, il est conseillé de réserver au 02 54 20 99 79.

Facile d'acces : Les visiteurs, les personnes a mobilité réduite et personne âgées peuvent accéder de plain-pied au Festival, grâce au parking situé a proximité de l’entrée au niveau de la cour de la ferme.

Voir le plan (Cliquez ici )
ou contactez-nous : 02 54 20 99 22.

10.06.2008

Au total, quoi de neuf ?

Total casse sa tirelire ?
Vous croyez à ça, vous autres ?
Moi pas.
Pourtant des experts s'expriment pour dire que ces pauvres opérateurs du trafic des carburants que sont les compagnies pétrolières ne sont quasiment pour rien dans la hausse exhorbitante des produits du même nom. Que ce serait ces égoïstes de pays producteurs qui en garderaient trop pour leurs peuples (du moins ceux qui le font ... )
C'est vrai, ça, où va-t-on si Chavez et Morales, et peut-être quelques autres soignent l'indépendance de leur pays alors qu'il est si simple de n'avoir qu'un seul pays dominant le monde pour le bien de tous ?
Non mais !
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Et après on se plaindra qu'il faille des guerres préventives ! De l'inconscience vous dis-je, voire même de l'ingratitude envers un grand ami qui vous veut du bien.
Ah ! et puis, je vous vois venir, vous allez me parler de la pollution, des navires poubelles qui sillonnent les mers. Ben : entre la prime à la cuve et les cuves vidangées en haute mer, faut savoir choisir !

Le temps de la galette n'est pas prêt d'être révolu, c'est moi qui vous le dis.

12.03.2008

Tisser les vivants ?

"Il me fallait une rencontre avec un arbre capable de respirer, croître, prospérer, sans yeux, sans bouche, sans oreilles, sans organes.
Une façon d'être là. Je suis bien avec ma solitude. Je m'abrite dans ma solitude. Mais je ne suis pas un arbre. Il me manque de raconter. Je salue mon arbre. je me pousse vers la cité des hommes."
Nathalie Papin.
in Tisser les vivants.
Un peu de solitude dans ce monde de brutes ?
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Repères bibliographiques :
Livres édités à l'école des loisirs :
MANGE-MOI, 1999
Bourse du Centre National du Livre. Par la compagnie Passeurs de Mémoire 1999, la compagnie Les Guetteurs d'Ombre à Clermont-Ferrand 2002, le Petit Théâtre de Boulari en Nouvelle-Calédonie 2003.

DEBOUT, 2000
Bourse du Centre National du Livre.

L'APPEL DU PONT, 2000
Commande de la Maison du Geste et de l'Image. Par la compagnie Quartier Nord - Nadine Varoutsicos 2002.

YOLE TAM GUÉ, 2002
Commande du CNT dans le cadre du « Printemps Théâtral ».

LE PAYS DE RIEN, 2002
Prix de l'ASTEJ, Suisse, (association qui regroupe les institutions suisses du Théâtre pour la jeunesse). Création de Christiane Suter au théâtre de la compagnie Am Stram Gram de Genève en Suisse 2003.
Mise en scène de Catherine Anne, 2004

CAMINO, 2003, écrit en résidence jeune public de deux mois au CNES à la Chartreuse.


Autres :
SPONTE SUA, 1997
Fiction poétique sur les photos de Serge Picard et Antoine de Givenchy.

LA VILLE QUI RETIENT LA MER, 2000
Poésie. Trézélan.

LE PARTAGE, 2002
Monologue pour un spécialiste du désastre (pour adulte), création par le Théâtre des Tarabates

L'HABITANT DE L'ESCALIER, 2002
(Pièce pour un comédien, une danseuse et un escalier), par la Compagnie Patrick le Doaré à Quimper

L'ULTIME DESASTRE
Commande du Chantier Théâtre.

LA MORSURE DE L'ANE
Dernière pièce pour adulte mise en lecture par Jean-Marc Bourg au Théâtre de la Tête Noire, Scène conventionnée pour les écritures contemporaines Saran, dans le cadre de Text'Avril.

LE TOUT-CONTRE
Éditions Paroles d'Aube, 1997. Récit. Vénissieux, (épuisé).

30.11.2007

Hyper - villes

De caractère, moyennes ou grandes, nos cités se montrent sous un même jour, conséquence de la vision des marchandiseurs à l'esprit formaté.
Une ville, le centre ville ?
Un village les quartiers ?
Pas du tout : autant d'espaces sur le modèle des grandes surfaces et des galeries marchandes caractéristiques de la grande distribution.


Pas étonnant d'y rencontrer des vigiles, de la police municipale, de la police nationale, tout personnel de sécurité protecteur des intérêts privés de quelques - uns qui. Le citadin lui, n'a qu'à bien se tenir d'autant plus, qu'à son insu, bien souvent, il est filmé sous toutes les coutures par des caméras plus ou moins cachées. Il arrive même que certains appeurés par l'air du temps ambiant en réclament davantage encore. Ma ville devient le "meilleur des mondes".
ça me délaît au plus haut point.

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15.11.2007

Le secret de ma rivière (suite)

C'est toujours du MEU que je parle ici.
Cette rivière qui coule là-bas sur le versant SUd à partir de la ligne de partage des eaux du Mené.
Au fond de mon jardin familial : ce courant éternel qu'on observe en rêvant.
Observer, oui observer de fond en comble et particulièrement les fonds sableux, gravillonneux, vaseux (sic). Repérer tel poisson : vairons, perches arc-en -ciel, chevesnes, brochets, anguilles ... Mais pas toute cette faune en même temps !
Alors, patience, patience, et vous ne serez jamais déçus.





la population piscicole
L’ensemble du bassin est classé en seconde catégorie (cours d’eau lent ou peu rapide) et la population piscicole est caractérisée par des cyprinidés d’eau vive et des carnassiers (brochets). Les poissons migrateurs (salmonidés, anguilles) ont une circulation perturbée. En amont, les populations de truites sont faibles en raison de l’habitat dégradé. Des études mettent en évidence la présence de plusieurs espèces atypiques (perche soleil, perche commune, gardon, brème, tanche,…) sur une grande partie des cours d’eau pêchés. Elles proviennent sans nul doute des nombreux étangs disséminés sur les bassins-versants des cours d’eau.
La truite fario aurait dû être présente sur toutes les stations or on ne la retrouve que sur la moitié des relevés en proportions minimes.
Le brochet, espèce repère et poisson à haute valeur halieutique est très faiblement représenté.
Une zone de frayère à brochets d’environ 3000 m a été aménagée en bord du Meu à Mordelles.
Deux autres zones sont en cours de réalisation sur les communes de Montfort-sur-Meu et d’ Iffendic. En 2004, environ 2500 brochetons ont pu recoloniser le bief du Meu.
Une dizaine de passes à anguilles sur le Meu a été réalisée, au niveau des principaux ouvrages hydrauliques. La remontée des anguilles est alors favorisée dans le bassin- versant. La passe est maintenue humide et est équipée d’un tapis brosse.

09.11.2007

Les secrets de ma rivière : renaissance

C'est du MEU que je parle ici.
Moins prestigieux que la Rance, que l'Oust, le Blavet, le Léguer, le Gouessant, et même que le Gouët et le Gouédic.
Allez savoir pourquoi ?
Mais, il a ceci d'irremplaçable dans ma vie, c'est qu'il coule au fond du jardin de mon enfance et que j'y ai pêché mes premiers poissons. Et que, surtout, j''ai rêvé tant que tant sur ses berges encombrées de buissons et autre végétation. Bref, une rivière sauvage, peu fournie en eau l'été.
Mais LA rivière pour l'enfant que j'étais.
Avec ses splendeurs du temps révolu du moulin et son bief à déversoir, ses pales ...Avec ses drames lorsqu'un abattoir en voie d'industrialisation s'est mis à déverser ses déchets animaux dans son cours. Alors, ma rivière est morte pendant les années de productivisme agricole irraisonné.
Aujourd'hui, je la contemple encore chaque fois que je repasse au pays natal.
Elle revit, elle est une renaissance

1. Localisation
Le Meu prend sa source à Saint-Vran dans les Côtes d’Armor et se jette dans la Vilaine au niveau des communes de Chavagne et Goven en Ille-et-Vilaine.
C’est un affluent de la rive droite de la Vilaine.

29.05.2007

Identité nationale

D'abord une petite explication : je choisis la rubrique "Environnement" pour évoquer cette question sociale, politique, économique, culturelle et même religieuse. Trop souvent en effet, l'écologie est réduite à sa dimention environnementale. Comme si l'individu n'était dépendant que de ce qui l'entoure et que, par conséquent, il n'était pas concerné par un impératif permanent d'auto-transformation.

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L'identité n'est un repère stable qu'à condition d'être une construction, un assemblage, en perpétuelle ouverture.
L'identité, d'un individu comme celle d'un corps socilal n'est viable que si elle est ouverte, donc vivante.
S'ouvrir à l'Autre, à l'Etranger suppose d'abord que soi-même, on puisse se vivre et se concevoir comme un autre, aussi respectable que celle ou celui que l'on ne connaît pas encore, ou si peu.
Loin, donc, très loin vraiment de ces haineux autoproclamés défenseur de la race, qui vocifèrent des slogans aussi dangereux que :
"La France, tu l'aimes ou tu la quittes"

17.04.2007

Si j'étais

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Si j'étais l'un des dix candidats qui seront éliminés dimanche soir au vu du résultat du scrutin, j'aimerais m'entendre dire par une douce voix :
"Ne t'en fais pas, il y a d'autres cailloux sur la plage"
Et assis sur un banc comme celui-ci, je lirais un bon roman.