18.09.2008
Ils font de la politique avec de la M.....
Couches culottes et BAC + 5 ne feraient pas bon ménage ?
Qui a découvert ce méchant bidonnage selon lequel des maîtresses d'école maternelle passeraient le plus clair de leur temps à changer les couches des enfants de 2/3 ans qui leur sont confiés ?
Eh bien ! son nom est celui d'un ministre de l'éducation Nationale qui fait de telles déclarations, n'hésitant donc pas à faire sa politique avec des excréments pour cacher le saccage du service public dont il a pourtant la charge.
Qui disait dans les années 40 que "plus le mensonge est gros, plus il a des chances d'être cru ?"
Bien triste époque que celle d'aujourd'hui.

X. Darcos a déclaré devant le Sénat : "Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Je me pose la question".
21:20 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01.09.2008
Veillée d'armes ?
La rentrée scolaire en France continue donc d'être un évènement majeur dans le panorama social et même au-delà. C'est un marqueur culturel fort de l'ensemble du fonctionnement de la Nation. Comment s'en étonner après tout : chacun de nous a été, est, sera, concerné par l'expérience scolaire. En fait, chacun de nous se sent partie prenante de l'enseignement, l'apprentissage, la formation, l'éducation.
Raison de plus pour éviter, à mon avis, d'employer, pour en parler, le vocabulaire militaire. Quoi de plus pacifique en effet que l'objectif d'élever le niveau général de savoir d'une génération ? Voilà ce que devrait être la finalité du concept dit de NOUVELLE GENERATION.
Malheureusement, en lisant les "nouveaux programmes", en constatant la priorité des autorités qui font de l'école avant tout une garderie, je crains qu'il faille parler plutôt de VEILLEE DE LARMES.A suivre, bien entendu.

09:10 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.06.2008
Nous vivons le temps des restaurations
Restauration :
- de la vieille idée dite de bon sens selon laquelle un bon enseignant est un pédagogue aux vertus avant tout naturelles
- de la croyance dans une transmission du métier par compagnonnage affinitaire
- de l'équation : maîtrise disciplinaire + pratique de terrain = meilleure façon de se coltiner la classe et le métier.
- des "bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves" (cf. apprentissages premiers de la lecture)
- du modèle de l'acquisition des connaissances par empilement.
Bref : pas besoin d'apprendre un métier autrement qu'en le faisant ... sus à la théorie !
Question : pour quelles raisons les didactiques et leurs mises en oeuvre dans les IUFM ont - elles si peu de force pour ne pas pouvoir résister à tant de démagogie ? pourquoi la pédagogie a-t-elle disparu en tant que "discipline" ?
Eléments de réponses :
- une guerre sourde se mène depuis des années contre les IUFM et leurs personnels pour des raisons politiques et par a priori idéologiques. Aujourd'hui, dominent les "idées simples" qui la sous tendent
- la formation initiale est un domaine complexe qui , pour être mise en oeuvre pleinement, a besoin d'un consensus quant à son absolue nécessité, or ça n'a jamais été vraiment le cas, ni de la part des "politiques", ni de la part de la profession qui a toujours critiqué jusqu'à contester son existence - même.
Dans ces conditions, il est de bonne guerre pour le pouvoir actuel de s'appuyer sur de telles régressions idéologiques pour sabrer un édifice à ses yeux budgétivore.
Plus globalement et en fait, plus politiquement :
La bourgeoisie française estime qu'il n'est plus besoin de poursuivre l'objectif d'une élévation générale du niveau de savoirs de la population à l'heure où elle peut faire son marché dans le monde entier par le biais de l'"immigration choisie".
Quelques élites d'un côté et une masse de "conformés" d'autre part, voilà le modèle et l'objectif à atteindre.
Mission des enseignants : être les loyaux applicateurs dans ce nouveau paradigme.
Gare aux déviants !
14:18 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.06.2008
Les destructeurs
Chaque année, la même antienne : le BAC est dévalué - démonétisé ... (curieux ou plutôt significatif, ce vocabulaire au temps de l'archi-libéralisme !).
Eh bien, moi, je dis que le niveau augmente : que ces belles âmes qui pontifient sur leur bac d'antan si formidable et si valorisé (et surtout si élitiste et si exclusif) se le repasse, le bac, avec les épreuves d'aujourd'hui, et ils verront bien qu'ils ne sont plus dans la course. Mais alors pas du tout !
Marre des trucidaires de notre jeunesse studieuse (au passage, quel mépris pour nos enfants et petits enfants !) et thuriféraire du retour à l'âge des ignorants qu'on pouvait si bien manipuler !
Allez, chiche : qu'ils s'y collent aux sujets de philo de cette année.
Quant à ce qu'on demande aux étudiants par la suite : là aussi, les gratte-pariers insinuateurs et autres baratineurs des ondes sûrs d'eux et dominateurs seraient bien avisés de se la jouer plus modeste : si on leur demandait de réaliser un mémoire de master - recherche et même professionnel, je demande à voir de près le résultat. Quant aux programmes des différents concours que nos jeunes se fadent : c'est pas des cadeaux de pochettes-surprises non plus.
Ah ! tiens, j'oubliais les examens professionnels du CAP- aux BTS en passant par les BEP et Bacs pros.
En vérité, une campagne insidieuse pour remettre en cause le mouvement de démocratisation de l'enseignement.
Il est vrai que la bourgeoisie française estime qu'en faisant son marché des cerveaux et de main d'oeuvre à l'échelle du monde (immigration choisie), elle peut faire l'impasse sur les investissements en matière d'éducation dans notre pays.
Calculs à courte vue, bien dans la tradition d'un égoïsme de classe aux conséquences dramatiques pour la nation, c'est à dire pour le peuple.
18:30 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2008
A Philippe Mérieu
Je pense aussi que la "masterisation" (sic) du recrutement et de la formation (re-sic ?) des enseignants va priver l'école de personnels issus des milieux populaires.
Je suis sûr que cette "modernisation" (re-re-sic)est très pensée par l'UMP car le projet sarkozien est d'en finir avec la "racaille enseignante" encore syndiquée et influencée par la pensée 68 et progressiste des chercheurs comme vous et bien d'autres encore.
Merci d'avoir souligné ce fait en d'autres termes sans doute tout à l'heure, sur France Inter avec Gérard Aschieri.
A1h ! que n'avons-nous pas pu aller plus à fond dans les transformations concrètes quand la gauche avait barre politique sur le gouvernement. Que de temps perdu en luttes bysantines et stériles du fait de l'incompétence cultivée des ministres comme Allègre !
09:43 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.05.2008
Pas de palme pour le ministre
L’école maternelle :
- l’école dès 2 ans, pensez-vous que c’est une bonne chose ?
- comment l’école maternelle peut-elle contribuer à réduire les inégalités sociales ?
L’école élémentaire (du CP au CM2) :
- atteint-elle ses objectifs concernant les apprentissages fondamentaux ?
- que pensez-vous de l’idée de réduire sa mission au « Lire-Ecrire-Compter ? »
Le collège :
- faut-il en finir avec le collège pour tous ?
- Comment faire réussir tous les collégiens jusqu’à la troisième ?
Les lycées :
- faut-il accepter la suppression de postes et de certains enseignements ?
- Comment réussir un parcours scolaire et d’orientation entre la seconde et la terminale ?
L’enseignement supérieur :
- y a - t - il trop d’étudiants en France ?
- comment l’université peut-elle permettre une formation universitaire de qualité et une entrée réussie dans la vie professionnelle ?
La formation tout au long de la vie
- faut-il développer la formation continue des adultes ?
- comment peut-on valider les acquis de l’expérience scolaire et professionnelle ?
09:25 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.02.2008
Confusions
Le professeur enseigne, l'élève apprend. Il arrive , via des pédagogies mutuelles, que les élèves s'entre-enseignent et c'est très bien.
Les programmes et instructions sont des références nationales qui, jusqu'ici, dans la République ont assuré l'égalité de chacun dans l'école. Le même programme pour tous selon le niveau où l'on se trouve dans le système.
Les futurs enseignants de l'école publique et laïque sont formés professionnellement dans ce cadre raisonnable et raisonné. Y compris à différencier leur pédagogie pour atteindre les objectifs fixés par les textes officiels.
Jusqu'ici en tout cas.

Mais voilà que depuis quelques années, des agités de la politique politicienne matraquent l'opinion de propos irrationnels sur l'éducation qui visent un seul et même but : masquer l'austérité budgétaire et maintenir la masse des citoyens dans un rapport d'aliénations aux puissants de ce monde.
L'école aux enchères, voilà ce qui arrive. La sphère politico-médiatico-sondagière porte une lourde responsabilité dans cette dramatique dégradation de la République.
DANGER !
08:25 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : programmes, école, recul de civilisation.
16.02.2008
Retour aux fondamentaux ?
le Président de la République , spécialiste en généralités s'immice dans les choses de l'école. Ignorant la distinction essentielle entre enseignement et apprentissage, acquisition de savoirs et connaissances.
Le voilà qui prétend à la fois régir à lui seul les contenus et les méthodes. Quant aux programmes déjà en oeuvre, foin de leur existence : il les passe au silence et au besoin en donne une image hideuse.

Et , par dessus le marché (sic), il confond mémoire et Histoire.
Le tout, avec une proposition comme celle de parrainage d'un enfant mort en déportation par nos enfants et petits enfants, pour mieux encore masquer les coups réels portés à l'école publique et laïque de notre pays de par sa politique de bon et loyal serviteur des actionnaires du CAC 40 !
Parents, grands-parents, républicains attachés au service public d'enseignement : résistez, reprenez vos esprits, ne laissez pas plus longtemps s'opérer ce recul de civilisation !
Retour aux fondamentaux ?
Dérive fondamentaliste plutôt !
17:45 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.12.2007
Pisa si, pizza no !
A propos de l'enquête PISA portant sur l'école dans les pays membres de l'OCDE
Pas de morale donc, pas de destruction massive de thermomètres non plus (même si on peut critiquer la complexion de PISA et la politique de pilotage par l'évaluation). Mais encore ceci à mon avis : ne pas "profiter" de ce résultat pour renoncer à l'objectif de démocratisation de l'école qui consiste à tendre vers une "élévation générale des connaissances" de tous. Car si, à cette étape du développement de notre système éducatif, l'on bute sur un corps de difficultés somme-toute bien connu ( les 10/15 %) d'élèves en panne et/ou en grandes difficultés scolaires, ce n'est pas une raison pour jeter le bébé avec l'eau du bain. Quant à la différenciation, voie sans doute prometteuse, je pense (d'expérience) que nous n'en sommes qu'aux balbutiements. Comment en faire un noyau dur de la pédagogie alors qu'elle n'en n'est qu'à la périphérie sous forme de matière molle ?

Je sais, nous voilà aux prises avec des paradoxes, mais n'est-ce pas là notre destin ?
En résumé : l'école, (pas plus que l'élève), n'est une pâte à pizza sur laquelle il suffirait de saupoudrer les restes qui vous tombent sous la main au hasard des découvertes sur les étagères de la cuisine.
10:10 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.12.2007
Il y a PISA et PIZZA
L'effet PISA existe bien
L’opération PISA vise à évaluer, dans les pays membres de l'OCDE, les connaissances des élèves et la manière dont ils les utilisent.
J’invite d’ailleurs les grincheux qui se lamentent à bon compte sur « le niveau » qui baisse, et sur le mode « dans le temps, on en connaissait un rayon, c’est pas comme au jour d’aujourd’hui … » à aller faire un tour sur :
http://educ-eval.education.fr/pdf/pisaexos6.pdf
Que ceux qui ont plus de 15 ans livrent ici , en toute honnêteté leurs propres résultats à ces problèmes par exemple :
- SYSTÈME DE GESTION D’UNE BIBLIOTHÈQUE
- LOGICIEL DE TRACÉ
- PROGRAMME DE COURS
- CORRESPONDANCES
- COLONIE DE VACANCES
- BESOINS EN ÉNERGIE
- SORTIE au CINÉMA
- VACANCES
- IRRIGATION
Mais bon …
Toujours est-il qu’on va encore se lamenter dans les milieux autorisés sur le classement peu gratifiant de notre Education Nationale française.
Et si on prenait la question de l’enseignement, du système scolaire, à bras le corps plutôt que de fonctionner une fois de plus à la polémique qui débouche forcément sur des impasses ?
Je vous invite donc à lire des premières réflexions à ce sujet sur le site du Café pédagogique à l’adresse suivante :
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2007/12/05122007Accueil.aspx
Lire ceci, par exemple :
Les conservateurs ne retiennent de Pisa que le classement national. Puisque celui-ci descend c'est forcément à cause de l'Ecole. Un ancien ministre, sur France info, explique que nos malheurs sont dus au fait que l'école est devenue, c'est bien connu, trop ludique. Si on s'y ennuyait encore davantage les résultats seraient sans doute meilleurs…
Les experts ont commencé l'analyse. Certains, comme Bruno Suchaut, dans nos colonnes, appellent à la prudence. N. Mons observe que la baisse se situe à la base, chez les élèves faibles, et demande un système éducatif qui s'occupe des plus faibles. P. Meirieu sollicite le collège et son incapacité à favoriser l'autonomie. Vous trouverez ci-dessous leurs analyses. D'autres sont attendues au fur et à mesure que les centaines de tableaux de Pisa deviendront exploitables.
Dans toutes ces déclarations, un lecteur souligne le silence ministériel. On sait pourtant que les experts de la rue de Grenelle travaillent sur Pisa depuis quelques semaines. Ce silence surprend. Il témoigne d'une certaine prudence. On ne sait même pas s'il faut le regretter ou s'en féliciter…
*« L’enquête 2006, plus encore que ses précédentes, s’attache non seulement à évaluer les connaissances des élèves, ici en sciences, mais aussi la manière dont ils les utilisent et dans quelle mesure ils les intègrent dans l’ensemble de leurs activités et réflexions. On s’intéresse ainsi à la perception des jeunes de « la capacité des sciences à modifier l’environnement matériel, culturel et intellectuel » ou à leur engagement citoyen dans des questions scientifiques. »
08:44 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







