21.09.2009

Journées du patrimone

Samedi et dimanche , plus de 100 visiteurs ont pu, exceptionnellement visiter le bureau de l'écrivain Louis Guilloux à Saint Brieuc.

Des membres de la société des Amis de l'écrivain ont guidé pour la circonstances les amateurs de littérature et de patrimoine.

Très bonne et très encorageante ambiance.

Pour plus de renseignements :

www.louisguilloux.com

Et le mieux, c'est encore de lire ou relire les rommns et autres écrits de l'auteur.

Actualité :

DVD : Louis Guilloux l'insoumis , chez Coop-Breiz

 

 

Romans, récits : « Quarto »

Mise en vente le 24 septembre 2009

ÉDITIONS GALLIMARD

Un volume dirigé et préfacé par Philippe Roger (1204 pages environ - Vie et oeuvre illustré)

Ce volume contient :
La Maison du peuple - Compagnons - Le Sang noir (édition annotée pour la première fois) - « Douze balles en breloques » - OK Joe ! - Labyrinthe - L’Herbe d’oubli.
Préface d’Albert Camus à La Maison du peuple et Compagnons.
Préface d’André Malraux pour Le Sang Noir.

09.09.2009

Temps d'exposition 5

Claude Bouvier lui, ne fait pas qu'exposer ses oeuvres. Il promeut aussi celle des autres. En particulier les plus contemporaines. C'est lui la cheville ouvrière de l'opération qu'on peut bien appeler culturelle, dans le Cap Sizun : L'art à la pointe, devenue au fil des ans Arts à la pointe. Alliant arts plastiques d'aujour'hui et patrimoine religieux puisque ces tableaux et installations sont présentés dans des chapelles : St Raymond à Audierne, Sainte Evette à Esquibien, Saint yves à Plogoff, St Trémeur à Cléden, St Vincent à Pont Croix, St They à Plouhinec, St Pierre à Mahalon, ND de la Trinité à Plozévet, St Michel à Douarnenez (je sais, c'est plus le Cap ...)

Bouvier, communiste patenté a-t-il donc mangé son chapeau, sa faucille et son marteau de Péponne pour s'allier à Dom Camillo ? Là n'est plus la question à ce qu'il paraît. Pourtant, une année, l'opération audacieuse a bel et bien failli capoter : le scandale d'une robe trempant dans une fontaine à l'entrée d'une des chapelles a fait sortir de leur réserve des gardiens du temple capiste. des traditionnalistes du coin, pas très en pointe , eux. Déjà qu'il y est pas mal question de tout, y compris du sexe parfois, (grand Dieu !), cette fois, un habit de femme, en vrai, c'en était trop ! La goutte d'eau satanique qui fait déborder la burette !, la lichette de vin qui fait déborder le calice, le torchon qui raye le Saint Grall, la pincée d'encens qui fait exploser l'ostensoire ! Sans compter, rendez-vous compte Monseigneur l'évêque (car des lettres lui ont bien évidemment adressées par ces redresseurs de tort), sans compter donc toutes ces "filles" dévergondées cachées plus ou moins dans ces barbaries de barbouillages sans queues (sic) ni tête !

Bref, l'ami Claude d'être interpellé par l'Evêque, le Vicaire Général via le curé des paroisses ( eh ! oui, les temps sont durs pour le bas clergé Breton autant que pour le bas-clergé breton). Il lui a donc fallu ré-expliquer en long et en large les tenants et les aboutissants de son projet artistique aux plus hautes autorités du diocèse de Quimper !

Mais, à ma connaissance, tout est rentré dans l'ordre et les grenouilles de bénitier ainsi que les teneurs de dragée haute des conseils paroissiaux ont dû ravaler leur fureur, du moins pour le moment. Car, les bonnes âmes en question n'ont sans doute pas dit leur dernier mot en cette affaire comme en bien d'autres.

08.09.2009

A la pointe de l'art

A ramasser à la petite cuillère. Jamais l’expression n’avait semblé autant correspondre à ce qu’il ressentait de la situation. Le tableau de la scène à laquelle il avait été confronté bien malgré lui, lui sautait littéralement à la figure. Cette scène était comme brusquement sortie de tableau lui-même pour  se rejouer en une deuxième expérience  parmi  multiples autres œuvres  installées dans la galerie qu’il visitait en ce moment. Cette scène qu’il avait lui-même vécue quelques années auparavant.

Il lui fallait trouver une piste pour se re - concentrer sur les arts plastiques, ce pourquoi il était entré dans la galerie de peinture « Au  Gai Sabot », précisément. Le peintre  Bauçan ne pouvait pas convenir à cet effet pour le moment : les cartels imprimés d’aphorismes et de pensées philosophico-éthiques accompagnant chaque production plastique ne parvenait pas à le débarrasser de ses images obsessionnelles. C’est un peu plus tard, dans l’entrée même de L’ancienne boutique qui tenait lieu de galerie qu’il commença à vraiment s’intéresser à la peinture :  Tati Muzo et ses tableaux loufoques lui en offrirent  l’opportunité.Tati Mouzo 1.jpg

Couple de petits vieux marchant sur la plage. LA plage, peu importe laquelle, peu importe aussi l’identité du couple. A ce moment précis, il avait besoins de généralité, d’universel, si l’on veut. Un couple vivant, bien en forme celui-là, malgré l’âge déjà respectable. La femme en tête, l’homme, visiblement heureux de suivre.

04.09.2009

Temps d'exposition 2

Fanch Moal n’a plus son atelier de peintre à Pont-Croix où il a longtemps exercé. Il travaille et expose maintenant à Douarnenez. Vicissitudes de la vie d’artiste et de la vie tout court ? peut-être. Mais voilà, lui, le né-natif de "la capitale du Cap Sizun", il ne peut se résigner totalement à n’avoir d’yeux que pour le baie de Douarnenez. Certes, il ne dira pas le contraire, cette baie est l’une des plus belles du monde, de quelle que rive que vous la regardiez, mais voilà, il y a pour lui et surtout pour lui, la baie d’Audierne, vaste aussi, de la pointe du Raz à celle de la Torche, mais différente de l’autre, puisqu’ouverte sur l’horizon qui barre l’océan tout d’un trait. Au-delà, c’est l’Amérique « Et comment on fait alors ? – Eh bien c’est simple, demi-tour et cap sur Sainte Edvette ! »

Et sans aller chercher jusque là, sans cette galéjade, il y a le sentier côtier, cette route de «Vent de soleil », chère à Per Jackez Hélias à ce qui se dit du moins, chère aux quelques-uns qui ont lu ce roman éponyme, et j’en suis. Ce sentier qui n’a pas son pareil non plus , qui borde la mer, qui débouche parfois sur une plage, qui s'éloigne d'une falaise trop érodée, bref qui vous emmène aussi dans des marais garnis de roseaux, qui sait aussi border la mer  au socle rocheux, ce plateau continental parsemé de cailloux hostiles qui découragent les accostages sauvages. Faut connaître le coin pour oser débarquer par ici, hormis dans les quelques havres aménagés sommairement ou sur les plages aux rouleaux dévastateurs.  Et Fanch, lui, la connaît par cœur cette côte, en connaît chaque recoin, pas seulement pour les avoir fréquentés comme marin, les avoir appris de par ses maîtres navigateurs, mais pour les avoir dessinés et peints presque mètre après mètre au cours de sa déjà longue carrière d’artiste. Des marines diraient les critiques un peu pressés, et qui ne l’est pas quand il s’agit de chroniquer un papier suite au vernissage annuel ou à la demande de promotion de sa production par l’artiste lui-même ? Mais, dans le cas de Fanch, c’est bien plus que des marines, bien autre chose plus exactement. Certes, beaucoup de ses personnages sont des travailleurs de la mer : pêcheurs à quai ou à bord , charpentiers de marine, manutentionnaires de criées ; embarcations diverses : plates, chalutiers, langoustiniers, ligneurs, bateaux de sauvetage ; villes et bourgades côtières : ruelles dans la pénombre d’un jour d’été, salles de café où l’on tue le temps à terre, marchandes de poisson derrière leur étal. Tout cela dans des tons bleus, jaunes rouges dominants. Mais, je dois à la vérité de dire que Fanch dépasse ce seul genre avec ses paysages dans les dunes, ses portraits d’hommes et de femmes au travail, ces gestes fixés sur la toile et qui pourtant font mouvement. Tout chez lui est rythme, vibration, tempo : une peinture de jazz où la maîtrise le dispute à l’improvisation de qualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16.06.2009

Graver

Jean-Pierre Brétéché à La maison Louis Guilloux

 

 

 

La lumière jaillit de ses mains

 

 

Il grave

Il encre

Il essuie

Il presse

 

Un état naît de ces étapes

 

C’est une gravure

03.02.2009

Quand j'entends le mot culture ...

ah ça ira ça ira
Le mardi 03 février 2009 à 18H@
En réaction à l'article : Sarkozy installe le Conseil pour la creation artistique afin que ca bouge (lire aussi sur Orange actualité)
Tant pis pour l'art
De comble en comble! Il ne suffisait pas que le chef de l'Etat préside la République: il faut aussi qu'il se nomme président d'un machin que la Ministre de la Culture accepte avec enthousiasme de vice-présider - comme s'il ne lui revenait pas (à elle) de prendre les décisions concernant son département ou de présenter les projets à soumettre au Parlement.
Si l'on ne savait pas que ce touche-à-tout pourrait être pris pour l'archétype de l'inculture, on penserait qu'il est un génie à lui tout seul, un gouvernement à lui tout seul, une Assemblée Nationale à lui tout seul, l'UE à lui tout seul et, pourquoi pas, l'ONU à lui tout seul.
Puisque la paranoïa liée, semble-t-il, à la conquête et à l'exercice du pouvoir apparaît chez cet homme le substitut de la capacité à veiller au droit, à la démocratie et au partage des pouvoirs, on peut s'attendre à ce qu'il se proclame président des métallurgistes, des producteurs de choux-fleurs, des cyclotouristes, des cantonniers, des vidangeurs et des professeurs - tous travailleurs dotés de la même dignité et aptes tant à exercer leur métier qu'à représenter leur profession ou à faire valoir leur égale qualité de citoyens.
Le chef de l'Etat président des retraités? Ah, désolé, cela n'est pas pour l'heure au programme.

28.01.2009

Merci Bernard

"L’ironie – mais à l’égard de qui ? – voudrait qu’on rappelât ici qu’au moment de la privatisation de TF1, en 1987, Monsieur Bouygues argua du « mieux disant culturel » afin de l’emporter sur ses concurrents et de s’approprier la chaîne. Ce « culturel » s’est transformé en art de rendre le cerveau humain disponible, art que jusqu’ici aucun régime totalitaire n’avait su pratiquer avec un tel succès. Cette réussite masque son efficacité derrière un commerce qui semble ne concerner que les produits de consommation, car il ne serait probablement pas productif pour Monsieur Le Lay d’expliquer que sa chaîne a pour « vocation » de rendre notre cerveau disponible a – par exemple – les idées de Monsieur Sarkozy. Il ne faut surtout pas prévenir le troupeau humain de l’acheteur auquel on va le céder si l’on veut pouvoir le livrer en bloc et sans problème.
 On aura compris que la disponibilité à laquelle œuvre Monsieur Le Lay avec un pragmatisme admiré par tous les « entrepreneurs » n’est qu’un avatar de la vieille servilité. La société de consommation a besoin de cette servilité pour nous faire croire que nos choix ne sont dus qu’à une information libre , objective et désintéressée"

Bernard Noël
in remue.net

17.01.2009

Théâtre en résistance

"Pour la mer, il y a le vent
Pour les hommes il y a la lutte
Les luttes des hommes sont les problèmes de l'artiste
Il lui faut connaître les hommes et leur histoire
Ce sont les outils pour créer
Donner à voirla solution au public
Mais donnez-lui à voir le problème
Faites que le problème soit fécond."
Edward Bond



Programme de Théâtre en résistance en côtes d'Armor

15.11.2008

Gravures à la MLG et cinéma dans la rue

Ce Vendredi soir Vernissage à la MLG*de l’exposition de Jean-Pierre Brétéché (gravures textes et contextes). Très intéressant propos de l’artiste en résidence jusqu’en juin 2009. Visites possibles et souhaitées : au 13 rue Lavoisier, toujours à Saint Brieuc tél : 0296793758
Brétéché dans "l'autre journal"

Ce vendredi soir aussi : projection de film de notre ami Mehdi Farès dans la rue Mathurin Méheust à SB. Dans le cadre de la réhabilitation du Quartier de l’Europe.(commande du comité de pilotage de l’ANRU) Beau succès d’estime et plus, si affinité. On peut se procurer l’objet chez l’auteur. (via le siège du GFEN 22)
*Maison Louis Guilloux
13 rue Lavoisier, Saint Brieuc tél : 0296793758

174de54122a0d4b3c92dd0f95ca1b7ad.jpg
L'émission Là-bas si j'y suis fait des petits

25.09.2008

chant gallo

J’vas vous conteu l’histouëre
D’un p’tit gâs couturieu
Qui allait vouër lé fill’s
Le souër apré l’dîneu

ebec65284796c579b82059b85f0e7d90.jpg

Refrain
(Who ! Grrrrril’
Apeurchous du fouyeu
Garde-là donc !)
La donla dela delaine
La delon dela delon

Qui allait vouër lé fill’s
Le souër apré l’dîneu
N’é point vot’ fill’ la meure
Qui nous ameune illeu
(refrain)


N’é point vot’ fill’ la meure
Qui nous ameune illeu
C’é vot’r fill Jeanette
Voulez – vous m’la bâilleu ?

C’é vot’r fill Jeanette
Voulez – vous m’la bâilleu ?
Ma fill’ ôl l’é point faite
Pour un gâs couturieu !

Ma fill’ ôl l’é point faite
Pour un gâs couturieu !
Ma fill’ ô s’ra l’eupouse
D’un biaou gâs marinieu

Ma fill’ ô s’ra l’eupouse
D’un biaou gâs marinieu
Le couturieu s’en fut
Maoûdissant son meutieu

Le couturieu s’en fut
Maoûdissant son meutieu
Sans cette maoudit’ aiguill’
Je serions mârieu

Sans cette maoudit’ aiguill’
Je serions mârieu
Avec la plus belle’ fill’
Du bourg de …

(au refrain complet)

Paroles et musiques disponibles à l'atelier de conversation en gallo de l'ORB - Saint Brieuc

http://www.chantgallo.com/

Toutes les notes