25/01/2013

Le déjeuner sur l'herbe


Par JR

tableu,arts plastiques, scène,19 ème siècle, exposition

 

                     

La rivière paresse où se baigne une femme

Tout juste vêtue dévêtue de blanc froissé de bleu

Sa courbure laisserait croire qu'elle vient d'y entrer

Peut-être aussi va-t-elle en sortir la pluie qu'elle se jette

Au visage semble neuve et douce telle un miroir

Limpide où elle se regarde et se voit naturelle

Comme si elle ne connaissait pas le groupe

Qui nous est le plus proche et d'où surgit assise

Sur l'herbe les yeux dans les nôtres sûre et fière

Cette autre femme nue comme au premier jour

A qui suffirait d'être belle d'affirmer sa beauté

De n'être là que pour composer la part de lumière

Qui va de soi aux yeux de ceux qui l'un et l'autre

Sont là présents vaguement allongés vêtus d'étoffe

Noire beige et châtain auxquels a dû être assigné

Par le peintre le seul désir possible celui d'admiration

Sans qu'ils le manifestent sans que leur sujet

Se préoccupe d'eux puisque c'est à nous qu'elle s'adresse

Comme si elle avait attendu la main de l'artiste

Pour exister se baigner la première sécher son corps

Au soleil qui ne s'est pas trompé en la choisissant

La clairière est floue gris et verts foncés sont les arbres

Les buissons un bouvreuil chante ses couleurs

Tout en hautsur les feuilles des fruits ont glissé du panier ouvert

Les hommes se parlent semble-t-il et celle qui aurait pu

N'être que déesse s'offre sereineinexprimés les plaisirs

N'ont nul besoin de tapage fût-il pictural son sein droit

Nous est donné au bord de profondeurs infinies

Elle a créé la vie Manet l'expose en sa lumière

Passant si vous passez à Paris capitale entrez à Orsay 

Invitez-vous au déjeuner sur l'herbe elle reçoit

 

 

Écrire un commentaire