16.05.2009
Portiques en stocks
On se dit, on se le dit, je me dis :
- mais moi, j'aurais jamais été jusqu'à faire un geste comme ça
On se rappelle, on se le rappelle, je me rappelle :
- ah ! les colères contre un adulte : mon père, ma mère, un prof, un pion, mais, quand - même, les frapper, les agresser physiquement, les blesser ...
On se souvient, on en a le souvenir, je me souviens :
- celui-là, celle-là, je lui ai gardé longtemps un chien de ma chienne, et puis, et puis, c'est devenu un souvenir désagréable, une annecdote, bref, ça c'est reclassé en mémoire, et peut-être bien que ce sont des affaires classées ...
Mais alors, là, un élève qui plante un couteau dans la poitrine de sa professeur de maths, un ministre qui cyniquement vient annoncer l'implantation de portiques pour faire des établissements scolaires des prisons, ça suffit, c'est ignoble.
Cet élève doit être sanctionné et éduqué car sa vie ne fait que commencer, cet élève et tant d'élèves sont à enseigner et doivent se former à devenir des hommes, des femmes, des travailleurs, des citoyens.
Souvenons-nous de Colombine aux USA : là-bas, il ya en a tant et tant de portiques et de vigiles qui fouilent les cartables et les poches des élèves. ça n'empêche pas les horribles carnages. La solution, les solutions sont ailleurs, évidemment.
Ce ministre, ce gouvernement, ces patrons voyous qui se supportent entre eux doivent céder la place à un gouvernement mobilisé pour une société de l'intelligence et de la sensibiblité à tout ce qui est humain.
Toute ma sympathie et ma solidarité vont à ma collègue victime et souffrante, toute ma colère positive et pacifique va rejoindre celle, légitime de mes collègues de cet établissement scolaire touché dans sa mission même. Tout mon dégoût va à ces excités qui exploitent sans vergogne un bien triste évènement.
08:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : violences, passage à l'acte, mode opératoire








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Commentaires
Le samedi 16 mai 2009 à 18Hp
Et quoi, après la détention?
Tout à fait d'accord avec "Rhizome" (moi aussi je suis prof).Si X.Darcos n'était pas au service d'un pouvoir schizophrène - et s'il était encore prof, peut-être serait-il de notre avis.
En attendant, que dit-il? Le" problème auquel nous avons à faire face n'est pas structurel": mais si,il l'est, car c'est bien la société que nous façonne le chef de l'Etat depuis son passage à l'Intérieur qui devient criminogène.
Les malades de droite n'ont pas fini de réclamer un durcissement de la loi, notamment pénale, pour ficher, fliquer et emprisonner: rappelons-nous Dati et Lefebvre, deux enragés particulièrement dangereux - surtout pour les jeunes. S'agissant des moyens en surveillants, X. Darcos a bonne mine: c'est lui qui a fait le vide.
Ecrit par : JR | 16.05.2009
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