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06.10.2008
Effondrements 2
Fin juillet, en plein été, à Saint Brieuc, un drame a été évité de justesse. En effet, la dalle de parking , en surcharge du fait d’accumulation de gravats en provenance du chantier du Champ de mars a cédé. Fort heureusement, aucune personne n’a été touchée seules des voitures de l’étage inférieur se sont trouvées ensevelies : exit le sous-sol du CA ! Depuis d’ailleurs, les journaux locaux ont semble -t-il renoncé au droit de suite en matière d’information et peu de briochins sont sans doute au fait du devenir de ces épaves. Pour trouver la cause de cet important incident de chantier, on peut certainement s’interroger sur les contraintes de rentabilités et donc sur les cadences imposées aux travailleurs dans ce genre d’entreprise où les donneurs d’ordre exercent des pressions en vertu des lois de la rentabilité maximum.
Loi des séries en matière d’effondrement ?
Voilà qu’à la rentrée, l’on apprend, toujours à Saint Brieuc, et toujours dans le bâtiment, l’effondrement de l’action en bourse de Céléos, que l’on présentait jusqu’alors comme une « success-story » dans le domaine immobilier. Les dégâts, cette fois, touchent plus directement des femmes et des hommes. Résultat immédiat entre 250 et 300 emplois « écrasés » par cet écroulement économique.
Quant aux patrons de l’usine Chaffoteaux de Ploufragan, ils provoquent le séisme économique en mettant les machines-outils de l’usine en vente sur internet. S’ensuit une ènième purge des effectifs ouvriers et employés, premiers dégâts dits collatéraux de la nouvelle séquence de dégradation. Mais chacun sent bien que c’est le cœur de l’entreprise briochine que l’on veut atteindre.
L’universel étant, selon le philosophe « le local moins les murs », n’y voyez pas quelque ironie frôlant le cynisme, mais, quand-même, je ne peux pas m’empêcher de constater que bien des effondrements en cascade des « établissements financiers » ont aussi quelque chose à voir avec tout ça, et bien d’autres choses encore. Stupeur, tremblement, déflagrations et autres catastrophes en cascade sont notre lot quotidien.
Et nous, « petits grains de sable », que faisons-nous ?
« La maison s’effondre et nous regardons ailleurs ! », comme dit l’autre.
Se laisser ensevelir ou construire ensemble un autre monde, sur de nouvelles fondations, là est une question d’importance. Qu’en pensez-vous ?
08:32 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Pour apporter une touche d'optimisme lumineux, de ces effondrements en chaîne des "bâtisseurs" font leurs choux gras, se lèchent les mains et se frottent les babines entre eux.
Le mot magique de "crise" des bonnes fées qui dégraissent, on n'a pas fini de l'entendre chanter sur tous les tons et sur tous les toits.
Quand rien ne va plus, tout va.
Ecrit par : Zeck | 06.10.2008
Je peux percevoir un droit d'auteur pour "grain de sable" ?
;-)
Belles métaphores, j'ai aimé lire cette note (c'est français ça ?)
Ecrit par : Florence | 07.10.2008







