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31.05.2008

Contre-chaos

Avec d'autres,
Je ne participe pas à la grogne sociale : j'élabore des revendications et je les porte à la connaissance du public
Je ne polémique pas : je m'inscris dans un débat
Je ne me résigne pas : je tâche de me motiver et de me re-mobiliser autant que je le juge nécessaire.

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Ce n'est qu'un début, continuons le combat.

http://www.local.attac.org/paris19/article.php3?id_article=93)

30.05.2008

Restauration et ordre moral

Travail : plus de sueur, moins de sous
Famille : virginité obligatoire
Patrie : boutez donc hors de France ces migrants parasites !

Ce n'est plus une menace, c'est une réalité.

Louis 18, charles 10 et Louis philippe réunis.
Napoléon s'en mêle aussi.

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Deux siècles de recul de civilisation.
Mazette, nous voilà donc en Voyageurs de l'Histoire.
Jacques Martin, reviens, ils sont devenus fous !

29.05.2008

Accoucher dans sa langue maternelle

Ni à Carhaix, ni à Paimpol, ni à Loudéac, on ne peut plus accoucher en famille dans sa langue maternelle.
Alors, tous ensemble :
Poussons fort :
- en gallo
- en breton
- en français

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Ce n'est qu'un début, continuons le combat !

"DRH
remise ta hache !"

28.05.2008

Demain les mères (suite)

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Personne d’autre que moi ne l’a remarqué, non, chacun est occupé à finir son assiettée, à boire un coup à la dérobée , à reprendre en chœur la chanson lancée depuis tout à l’heure :
« Boire un petit coup c’est agréable !
Boire un petit coup, c’est doux … »
- Alors, elle ne chante pas la mariée ?
- Regarde plutôt là – bas à l’entrée de la pièce …
- Hein, qu’est-ce que tu racontes ?
- Là, le bonhomme qui nous regarde comme si on était une bande de revenants …
- Oh ! mais, le revenant, c’est lui ! c’est pas nous …
- Germain, eh ! Germain, viens donc avec nous, entre, n’aie pas peur ! Regardez qui est là, c’est Germain ! C’est Germain !
- Germain, quel Germain ? Je n’en connaissons qu’un, de Germain, et il est prisonnier en Allemagne, chez les germains, justement … Et la Germanie, c’est pas tout près d’ici, alors, tu parles, Charles…
- Mais, Bon dieu de Bon dieu, puisque je vous dis que c’est Germain, notre Germain à nous, je sais bien ce que je dis, tout comme !
J’ai envie de lui demander de rentrer carrément dans la pièce. Mais, il n’est pas présentable pour un jour de cérémonie comme celle-là. Oh ! puis zut, qui trouvera à y redire. Hein ? Moi, je ne le connais pas ce Germain. Contrairement à beaucoup de ceux qui sont ici, et d’ici, c’est à dire de la commune de mon mari. Alors, quelqu’un va-t-il, comme moi le repérer et l’inviter, ne serait-ce qu’en bout de table ? Mais non, personne ne le remarque, sauf moi, mon conjoint et peut être un ou deux convives mais qui n’ont pas le courage de lui dire d’avancer, ce pauvre prisonnier qui a dû tant souffrir pendant plus de quatre ans en captivité !

27.05.2008

Pas de palme pour le ministre

L’école maternelle :
- l’école dès 2 ans, pensez-vous que c’est une bonne chose ?
- comment l’école maternelle peut-elle contribuer à réduire les inégalités sociales ?
L’école élémentaire (du CP au CM2) :
- atteint-elle ses objectifs concernant les apprentissages fondamentaux ?
- que pensez-vous de l’idée de réduire sa mission au « Lire-Ecrire-Compter ? »
Le collège :
- faut-il en finir avec le collège pour tous ?
- Comment faire réussir tous les collégiens jusqu’à la troisième ?
Les lycées :
- faut-il accepter la suppression de postes et de certains enseignements ?
- Comment réussir un parcours scolaire et d’orientation entre la seconde et la terminale ?
L’enseignement supérieur :
- y a - t - il trop d’étudiants en France ?
- comment l’université peut-elle permettre une formation universitaire de qualité et une entrée réussie dans la vie professionnelle ?
La formation tout au long de la vie
- faut-il développer la formation continue des adultes ?
- comment peut-on valider les acquis de l’expérience scolaire et professionnelle ?

26.05.2008

Entre les murs

D'après ce qu'on en dit, puisque nous ne le verrons qu'à la mi-octobre ...

Cantet, Bégaudeau et leur bande d'ados du 20ème arrondissement de Paris vont nous montrer la complexité des actes d'enseigner pour les profs et d'apprendre pour les élèves.
A l'inverse des caricatures toujours promues par les "grands médias" au sujet des questions d'école dans notre pays. (cf. mouvements sociaux tellement mal couverts médiatiquement).

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"L'universel, c'est le local moins les murs."

J'ajoute une chose qui me fait chaud au coeur : c'est dans ce 20ème, près de la rue Vitruve où fut inventé concrètement le collège pour tous par Robert Gloton et ses amis militants du GFEN qu'a été réalisé ce film.

"Tous ces gens qui prétendent juger la jeunesse, qui représente quand-même des milliers de personnes , en deux ou trois aphorismes, ça leur fera du bien de prendre des nouvelles de la jeunesse. Elle n'est pas plus con qu'une autre."François Bégaudeau.

24.05.2008

Demain, les mères (suite)

Puisque ça vous a plu : un extrait supplémentaire (à l'occasion de la féte dé MEURES ?)

Demain, les meures ( à Christian Prigent)

Le mariage avait fini par avoir lieu. Nous étions en décembre 1944. Froid de l’hiver au diapason de celui si rude de l’hiver des années sombres de l’occupation. Seulement, une chose était certaine : nous étions libérés. Fini les traversées du bourg en vélo ou en voiture avec, comme un fardeau d’au moins une tonne, ce sentiment de peur et de honte mêlés de se sentir coupable du fait de devoir supporter chaque jour l’humiliation de la présence ennemie. Peur aussi de la dénonciation, toujours possible, tant la jalousie, la bêtise, la haine des lâches ne demande qu’à se concrétiser. Au grand jour donc, en plein bourg et tout le grand tralala encore !
La photo se prend toujours à la sortie de la messe. Qui est là ? Tout le monde, du moins faut-il l’espérer. Ah ! ben non…, c’est encore un tel et une telle, comme d’habitude qui manque à l’appel. Ah ! j’te dis ! C’est donc bien énervant des choses pareilles. Et c’est tout le temps la même chose : pas moyen de les avoir tous ensemble au même moment, au même endroit. Pourtant, ils le savent, tous autant qu’ils sont que le photographe ne va pas les attendre éternellement !

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- Bondieu de bondieu, j’comprends pas ces gens-là moi. Tant pis, on y va quand – même : quand la batteuse est dans la cour, on bat avec c’qu’on a d’battoux, comme on dit par chez – nous.
- ah ! non, pas question que la mère du marié ne figure pas sur la photo de famille, grogne le garçon d’honneur qui n’est autre que le frère du nouveau marié. Vas-y toi, dis-leur que tu n’es pas d’accord avec ceux qui sont si pressés d’aller s’empacoter le frichti d’la noce, lance-t-il à son marié de frère.

23.05.2008

1944 : d'après la photo d'un mariage

A table, devant chaque convive, le cornet de jambon-macédoine s’offre dans chaque assiette. Le pain trône en abondance au milieu de la nappe blanche : c’est pas tous les jours qu’on marie un boulanger, fils et frère de minotiers !
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- Déboutonne donc ta veste : elle te boudine, on dirait un premier communiant !
Dans l’assistance aux alentours, on rit à peine : chacun sait, et pour cause le mal qu’on a eu ces dernières années à se procurer le moindre vêtement neuf à sa taille et encore plus un costume de marié. Alors, non, on ne rigole pas avec ça. La plaisanterie tombe à plat. Comme pour détourner l’attention et décoincer les esprits, un chant s’élève, comme un appel au secours :
- Au feu les pompiers, v’là l’pichet qui brûle ! Au feu les pompiers …
Les rires complices fusent : les serveuses comprennent qu’il faut se ruer sur le papier en feu qui se consume dans le pot en terre pour l’éteindre en faisant comme si un danger réel d’incendie existait et aller vite le remplir de cidre à la pompe.
Le deuxième plat est maintenant servi : de la langue de boeuf à la sauce madère : bondieu de bondieu, c’est pas tous les jours qu’on s’en met sans retenue autant derrière la cravate ! ça vaut bien un coup d’vin blanc. Allez, et que j’t’attrape la bouteille et que j’t’en r’verse une bonne goulée ! Il n’y a pas que la langue des bœufs qui se fait moelleuse ! A c’t’heure, ça y va les causeries autour de la grande table des mariés !
- Donne à boire à Baptiste, plus qu’il boit, plus qu’il pisse !
- Et toute l’assemblée de partir dans un immense éclat de rire.
- j’âvons t’il du plaisir après tant de misère, soupire la mère du marié qui n’est pas non plus en reste parmi les buveurs.
- Allez , buvons un coup à la santé des jeunes mariés : c’est pas ça qui va nous foutre à bas !
Et la mère de boire cette rasade supplémentaire sans coup férir.
D’autres, en bas de table en font autant et réclament du rabe de patates pour soit-disant éponger le trop plein de liquide. Les serveuses s’affairent pour satisfaire les convives. Voici venu le moment d’une première chanson : ah ! le petit vin blanc …

22.05.2008

Pédagogie

Ils ne revendiquent plus : ils grognent
Ils ne débattent plus : ils polémiquent
Ils ne s'opposent plus : ils contestent


QUI çA ?
Eh bien, tous ceux qui comme vous ou moi ont l'occasion de manifester le moindre désaccord avec ce qui est sensé être "naturel" et donc accepté par définition : que ce soit la politique sociale, d'information quotidienne, de pratiques commerciales ... etc.

Et si nous ne comprenons pas tout ça, c'est qu'on ne nous l'a pas encore bien expliqué. car, c'est bien connu, il y a UNE explication claire à chacune de ces choses - là et que nous n'avons pas, idiots que nous sommes, encore assimilée.
Un problème, une explication, une solution, une acceptation et tout deviendra harmonieux.

Moi qui croyais que la pédagogie, c'était un ensemble de pratiques professionnelles enseignantes pour aider les élèves à apprendre !

Une question de pédagogie, vous dis-je ...
Ah ! si les experts de la techno-structure faisaient l'effort de s'abonner enfin à la pédagogie militaire : UNE- DEUX, UNE -DEUX : Je veux pas voir une tête qui dépasse, non , mai(s) , on n'est pas en 1968, ici !

21.05.2008

la peur n'évite pas le danger

... l'inconscience du danger ne nous épargne pas non plus de la gravité de la situation.
C'est le cas pour les retraites dont la réforme des régimes entreprise sous nos yeux va produire d'ici très peu de temps des effets calamiteux.
Et ce n'est pas un sondage soit disant défavorable sur la grève de demain jeudi qui change ce triste état des choses.

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