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31.01.2008
En lisant en écrivant
L’aventure du Livre Inter se perpétue pour la 34ème année.
Lecteurs, jurés, auditeurs, auteurs... vont vivre jusqu’en juin 2008 le plaisir de lire et le plaisir de partager.
Les jurés du Livre Inter cette année vont avoir comme président un écrivain, bien sûr, mais surtout un grand lecteur, le lecteur par excellence.
Alberto Manguel, c'est un savoir immense, un fou de lecture qui a publié il y a quelques années une "Histoire de la lecture"

Qui peut me faire parvenir la déclaration du Président du jury faite sur France Inter à propos de la lecture ?
Merci
08:45 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.01.2008
A l'Est, du nouveau
Ecriv'ous Gallo ?
13 ème concours régional d'écriture en Gallo , jusqu'au 21 avil 2008.
Organisé par le centre marc Le Bris de saint Caradec.
Thème proposé (mais non oblogatoire) : La nourriture
Votre texte peut évoquer la préparation d'un repas, son déroulement, une recette de grand - Mère ...
Dame, cé pâ l'tout, y'a point queul l'Beurton qué caouseu cé nous en Beurtâgne !
un p'tit piace à l'aoüt' lang' qui z'ap'laient patoué aout' faï, c'né point dieu creuyâb' que je'n y arrivions pâ.
Allé, couraïge; tous à vos clavieus vous aout' qui bragouinâ comm' ma eu mém hardi mieux qu'mâ si ça trouv '
Dam' ian tout com '
http://www.maezoe.com/centre-marclebris/CRCMLB.htm

08:05 Publié dans Langues régionales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.01.2008
Débouclage
- ça vous défrise Monsieur K ?
- ça me dégrise, Monsieur B
- finie la rigolade : on déboucle !
- c'est comme vous voulez, Monsieur B

Le jeune K : alors, plus de positions, plus de prises de risque, plus de produits dérivés sophistiqués ?
Monsieur B : J'ai pas dit ça, mais, il faut bien ramer pour retrouver la confiance.
Le jeune K : la confiance ou la co-finance ?
Monsieur B (rongeant son frein) : ah ! recommencez pas avec vos blagues à deux balles !
Le jeune K : 2 balles, 2 balles, comme vous y allez fort : calculez donc les risque avant d'engager une somme pareille sur le marché !
Monsieur B : à propos de marché, allez donc au tabac du coin m'acheter un paquet de clopes, prenez de Subprimes blondes sans filtre, dans la vie faut savoir vivre dangereusement.
le jeune K : z'avez pas une petite pièce pour que je paie vos cibiches ?
Monsieur B : et puis quoi encore, me prenez pour un client de la SG, ou quoi ?
09:00 Publié dans Finances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.01.2008
Produits sophistiqués
Pour faire pièce (sic) aux accusations de laxisme de leur part, Monsieur Bouton et ses affidés de la Société générale et des banques d'investissements nous parlent à tous bouts de champs de produits sophistiqués. Ces derniers doivent à tout prix (re-sic) demeurer (re-re--sic) des OVNI financiers au pecnauds de clients des banques que nous sommes. On nous prend vraiment pour des cloches !
Remarquons que le dictionnaire, lui, une fois de plus nous redonne quand même le moral en remettant le monde à l'endroit de par ses définitions :
* sophistiqués :
1- se disait de ce qui a été falsifié à l'aide d'un produit artificiel
2- qui est d'une subtilité excessive
3- qui est d'une grande complexité technique
synonyme 1 - frelaté
synonyme 3 - raffiné

* sophistication :
1- falsifier, frelater un produit naturel
2- perfectionner techniquement un système, un appareil
synonyme 1 - altérer, dénaturer, corrompre.
Laquelle de ces définitions convient le mieux à toutes ces explications emberlificotées données par la mestrance-maistrance bancaire ?
Comme disait quelqu'un un jour :
"y'a du pourri dans l'manger !"
08:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.01.2008
Maraude (suite et fin)
Q3 - Quelles réflexions cette expérience t’inspire-elle ?

Cela m’évite d’être passive face à la misère. Je me sens mieux moi-même du fait de participer au SAMU social.
Les personnes en situation de grande précarité sont la preuve vivante qu’on ne peut pas tout maîtriser dans la vie. Elles sont souvent le produit de souffrances familiales. Ce sont des écorchés vifs, des blessés de la vie et en même temps des femmes et des hommes qui aiment la vie. Une telle expérience apprend aussi à accepter que l’autre ne deviendra pas forcément comme on voudrait qu’il soit pour se rassurer. On souhaiterait que chacun soit en demande d’aide, c’est aussi un objectif du SAMU social. Beaucoup ont besoin d’accompagnement psychologique, voire psychiatrique. Il faut se libérer de son égocentrisme pour pouvoir regarder la souffrance de l’autre. Il y a une profonde humanité par-delà la violence qu’on a trop tendance à voir et retenir d’abord et avant tout. Cela passe par un effort d’écoute, condition essentielle pour que le soutien proposé puisse élever les personnes au-delà de la seule survie.
22:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.01.2008
Haro sur le trader
Un individu, un escroc, un terroriste Jérôme Kerviel ?
Facile, Monsieur Bouton, votre saillie !
Facile et quelque peu stupéfiante ...

Un individu : hum, hum, difficile à croire à un acte isolé, mais, on verra bien, enfin, peut-être
Un escroc : on nous dit qu'il n'a rien empoché, alors, qui a-t-il donc escroqué ? peut-être la grande escroquerie des spéculateurs en tous genres.
Un terroriste : qui a-t-il donc pris en ôtages, qui a-t-il terrorisé ? très certainement les grands manitous de la Haute finance.
Peut-être bien que les mots si fort de Monsieur Bouton trahissent la panique et de la rouerie de grand Sachem devant le fiasco du "tout financier" et du "marché" de la libre concurrence non faussée.
08:45 Publié dans Finances | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
24.01.2008
en lisant en écrivant
De Grass à Gracq

Terminée la lecture du livre de Günter Grass : Pelures d'oignon.
Terminée vraiment ? Je sais bien que non : fermé, le livre après avoir atteint le dernier mot de laa dernière ligne de la dernière page, je sais bien qu'un autre lecture advient, celle de la mémoire des pages lues, activée par des commentaires, de remarques, des incidentes au gré des conversations et du langage intérieur. Pelures après pelures, mais cette fois dans un ordre aléatoire, contrairement à l'auteur du Tambour et des Années de chien. Une anamnèse en crabe en quelque sorte. Longtemps je me suis bouché les yeux de bonne heure, moi le baby-boomeur né en 48, et dont les parents et grands parents n'avaient que haine contre les BOCHES. Pas si simple, on le voit, aussi d'être de cette génération d'outre Rhin qui a subi la défaite, et que la miracle allemand a hissé au sommet des sociétés développées. D'autant plus que notre Gûnter n'a pas les "cuisses propres" aux yeux de certains, lui qui fut enrôlé en 39 chez les SS.
Mais l'auteur ne joue pas ici au chat et à la souris. Du moins avec la vérité des faits. Par contre, le jeu littéraire lui est là et bien là, pour le plus grand bonheur du lecteurs.
Je mis pas mal de temps à lire ces pelures, à en relire des passages tant le sujet et le propos m'entraînaient via des souvenirs des années vécues par moi au cours des dites "30 glorieuses".
Au tour donc de Julien Gracq et de son "en lisant, en écrivant", dont on parlera ici bientôt, n'en doutons pas.

09:05 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2008
Une phrase pour ma mère : la jubilation au théâtre
Une "phrase" unique, ressassée, scandée de refrains obsessionnels, trouée d'apartés réflexifs et de digressions, s'enroule en un long lamento-bouffe. Son mouvement tente de régler le compte des désirs, des angoisses et des chagrins voués à la figure tutélaire de la mère.
La langue est une maladie contagieuse.
La jouer, (la dire, simplement) s'apparente à une recherche de vaccin.
Il faut s'inoculer à soi-même le germe. tenter de parler cette langue-là, très précisément, son souffle, son rythme.
Il faut faire de son propre corps, de sa propre tête, le terrain de l'expérience.
Et assister chaque jour à l'avancée des dégâts. Jean - Marc Bourg, comédien.
C'était hier soir à La Passerelle (St Brieuc).

Texte de Christian Prigent
Avec Jean-Marc Bourg
Lumière : Christophe Forey
Assistante : Fabienne bargelli
Production : labyrinthes
Diffusion : Théâtre de la tête noire
Le texte est publié aux éditions POL
ma mère
je me souviens,
longtemps je me suis touché pour ça de bonne heure,
du chaud de ses fesses
fesses
non,
pas bon,
encore moins postère,
popotin,
joufflu,
y aurait d'ailleurs pas mal d'abus,
et surtout pas cul,
plutôt derrière,
c'est doux,
c'est dans les tons sans anomalie des chairs familières
Christian Prigent
08:25 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.01.2008
SAMU SOCIAL (suite)
Q2 : Que découvres-tu au cours de ces soirées ?
Par définition, il faut compter avec l’imprévu des rencontres. En fait, on s’aperçoit que ce « public » est très divers selon les âges, les parcours personnels, les histoires intimes. Le fait de serrer la main à quelqu’un dans une situation de détresse, de le regarder avec considération, peut le remettre sur le chemin de la vie. Ce sont des rencontres où on évite de pleurer, où le misérabilisme n’est pas de mise. Ce moment collectif se déroule selon des règles de dignité, souvent dans la bonne humeur d’ailleurs. C’est un temps bref de chaleur humaine, dans le respect, sans porter de jugement. « t’es pas là pour aider des gentils ou des moins gentils, t’es là pour aider avant tout des êtres humains ».
08:52 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.01.2008
Maraude
Article à paraître dans LE JOURNAL des C de SB (tous droits réservés)
Q1 – En quoi consiste le dispositif du SAMU social auquel tu participes avec la Croix Rouge de Saint Brieuc ?
Le grand public connaît cela sous le nom de maraude, terme, il faut le dire chargé négativement si l’on en croit la définition du dictionnaire. Ici, maraude désigne le circuit de recherche de personnes qui vivent dans la précarité et se trouvent la plupart du temps à la rue. Elles sont en plus grand danger encore en cas de grand froid. La préparation de la sortie nocturne est très importante et se doit d’être méticuleuse pour une efficacité immédiate sur le terrain. Dès 18h30, au siège de la Croix Rouge, nous préparons des thermos pour le service de la soupe et le café. Des « kits alimentaires » sont également préparés dans des sacs en plastique. Nous prévoyons aussi des kits d’hygiène.

A 19h , on commence devant la poste. C’est un rendez-vous connu de « ceux de la rue ».Une équipe part en maraude, les autres bénévoles restent au camion et sont à l’écoute des personnes qui sont là. Chaque sortie est particulière , cela va de la conversation à caractère très général à l’expression d’une demande précise, en passant par le repérage d’un problème personnel. Il arrive qu’on prenne des nouvelles de celle ou celui qui n’est pas là et qui était présent la fois précédente. Nous notons pour mémoire des informations pour assurer au mieux d’une fois sur l’autre le suivi de chaque personne rencontrée. (qui a reçu quoi, a demandé quoi …). Nous sommes amenés à donner des informations pratiques sur la boutique vêtements, le lieu d’hébergement, le foyer de jour, le suivi médical … La sortie se poursuit en d’autres points de la ville : la gare, la place de Robien …
Le Samu social s'adresse aux personnes en situation de grande précarité, qui n'ont plus la force ni les moyens de demander elles-même de l'aide. La priorité des équipes sur le terrain de maintenir, ou même recréer, le lien social entre ces personnes et la société.
09:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







