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24.01.2008

en lisant en écrivant

De Grass à Gracq

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Terminée la lecture du livre de Günter Grass : Pelures d'oignon.
Terminée vraiment ? Je sais bien que non : fermé, le livre après avoir atteint le dernier mot de laa dernière ligne de la dernière page, je sais bien qu'un autre lecture advient, celle de la mémoire des pages lues, activée par des commentaires, de remarques, des incidentes au gré des conversations et du langage intérieur. Pelures après pelures, mais cette fois dans un ordre aléatoire, contrairement à l'auteur du Tambour et des Années de chien. Une anamnèse en crabe en quelque sorte. Longtemps je me suis bouché les yeux de bonne heure, moi le baby-boomeur né en 48, et dont les parents et grands parents n'avaient que haine contre les BOCHES. Pas si simple, on le voit, aussi d'être de cette génération d'outre Rhin qui a subi la défaite, et que la miracle allemand a hissé au sommet des sociétés développées. D'autant plus que notre Gûnter n'a pas les "cuisses propres" aux yeux de certains, lui qui fut enrôlé en 39 chez les SS.
Mais l'auteur ne joue pas ici au chat et à la souris. Du moins avec la vérité des faits. Par contre, le jeu littéraire lui est là et bien là, pour le plus grand bonheur du lecteurs.
Je mis pas mal de temps à lire ces pelures, à en relire des passages tant le sujet et le propos m'entraînaient via des souvenirs des années vécues par moi au cours des dites "30 glorieuses".
Au tour donc de Julien Gracq et de son "en lisant, en écrivant", dont on parlera ici bientôt, n'en doutons pas.

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