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30.10.2007

Faut qu'ça baigne !

Dans Le Télégramme de ce jour , un papier très intéressant sur des "incidents au centre de rétention" de Rennes.
En fait, pour un certain nombre d'entre nous qui avons eu et avons encore l'occasion d'accompagner des "sans papiers" dans leurs démêlés avec l'administration,il n'y a pas de surprise.
L'amalgame est de mise : on pourchasse aussi bien les réfugiés politiques et économiques que les quelques clandestins peu recommandables et bien sûr, en tapant sans dicernement dans le tas, ce sont pour la plupart des innocents qui sont pris irrémédiablement dans la mécanique infernale.
Les "bavures" ne sont que les symptômes les plus visibles et tragiques d'une politique indigne de la France des droits de l'homme.
Et tout cela pour ravir les voix d'électeurs dans la frange la plus nostalgique du "bon vieux temps" de l'OAS et de Vichy !
La politique des boucs émissaires en somme. C'est tellement plus facile et ça rapporte gros en matière électoraliste. Mais ce faisant, ça ne fait qu'enfoncer la pays, l'Europe dans ses contradictions, puisqu'il faut et faudra des migrants et un vrai modèle d'insertion pour sortir de la crise actuelle.
Question éminemment politique pour laquelle il est urgent de se mettre au travail pour sortir des propositions à la hauteur des enjeux.

22.10.2007

La lettre qui divise ?

Ce n'est pas la lettre de Guy Moquet qui divise, mais bien l'initiative intempestive de Monsieur Sarkozy de vouloir en imposer la lecture sans aucun recul réflexif dans les lycées de France. Ce politicien nous a tellement habitués à confondre civisme et communication qu'il est bon de rappeler que le savoir ne s'acquiert pas par réflexes selon la mécanique des stimili-réponses.

http://news.google.fr/news?q=guy+moquet+&hl=fr&um=1&ie=UTF-8&sa=X&oi=news_result&resnum=1&ct=title

Oui, Guy Moquet était bien un résistant, car, comme le précise Christian Bougeard dans l'édition du Télégramme de ce jour, diffuser des tracts contre l'occupant et le gouvernement de la collaboration était bien - ô combien ! un acte de résistance. Oui, Guy Moquet est bien une victime de la barbarie nazie et de l'idéologie d'extrême droite qui a mis en place le régime de Vichy. N'oublions jamais l'odieuse désignation de ce jeune de 17 ans et de 26 autres ôtages de Châteaubriant aux balles allemandes par Pucheux collaborateur et indigne de l'histoire de France.
Et donc, cette résistance des Guy Moquet, Manouchian et autres jeunes et moins jeunes du lycée Buffon, du musée de l'Homme et de bien d'autres réseaux, en Bretagne par exemple doit être l'objet d'études, la référence pour les enseignements et les apprentissages scolaires.

Au-delà, c'est d'Education et de culture qu'il s'agit : que chaque citoyen de France, d'Europe, du monde, se nourrisse de ces trajectoires humaines pour oeuvrer sans relâche à un monde de paix, de liberté et de fraternité.

19.10.2007

Plus belle la vie au palais ?

Plus beau le quinquennat ?
Plus belle la Com ' ?
Plus hyperactive la Présidence ?



Il ( je parle de "Qui vous savez", comme on disait du temps du Général) avait dit :
" Ils peuvent bien combattre mes mesures, quand ils seront sur un sujet, je serai déjà ailleurs sur d'autres réformes".

Ah ! ben oui, mais, bon ...
Cette fois, il a été dépassé non seulement par les évènements, mais aussi par sa moitié !

Faudrait voir quand - même à pas trop frimer et à ne pas oublier l'adage :
"A malin, malin et demi ... "


Je vous invite à la lecture - marathon du livre d'Alfred Jarry qui aura lieu le samedi 3 novembre à partir de 8 heures du matin jusqu'à midi et des poussières à la Maison Louis Guilloux en Saint Brieuc . Je recommande en particulier le passage " La course des dix milles milles" in Le Surmâle (sic !).

18.10.2007

Séparation (s)

Il voulait la rupture, il obtient la séparation.
Les séparations :
- d'avec son épouse
- d'avec le peuple de France
- et , qui sait, d'avec les milieux jusqu'ici complaisants d'une "certaine" presse, pressée d'être toujours bien en cour.



Qui sont les futurs Princes protecteurs ?
That is the question.

Autre question : et si la foutaise était reléguée à sa juste place, la dernière après la dernière ?
On s'en porterait beaucoup mieux.

17.10.2007

La grogne

Désormais, il n'y a plus de conflits sociaux, mais de la grogne sociale.
Les syndicats ne seraient plus légitimes, parce que leurs permanents payés par les services publics ou leur entreprises.
Le contrat social issu de la Résistance ( du CNR plus exactement), serait à bout de souffle.
Des observateurs "indépendants et objectifs" ne cessent de formater l'opinion à coup de ces "grandes" vérités moralisantes à souhait.
Bien sûr, ces mêmes voix se gardent bien de descendre dans l'arène sociale , eux qui n'ont jamais de leur vie sacrifié une seule journée de leur gros salaire pour faire la grève. La solidarité, ils connaissent seulement celle des salons où l'on cause des dernières rumeurs sur la rumeur.
Ne leur en déplaise, la France et ses exceptions sociales n'est pas prête à se livrer corps et biens au tout libéral.
Qu'ils viennent donc sur le marché de Saint Brieuc voir comment les citoyens se précipitent pour signer la pétition contre les franchises dites "médicales".

Ni grogne ni mécontentemet : la lutte, les combats pour de la cohésion sociale contre le "tout pour ma gueule" si bien illustré par les gros actionnaires d'EADS et autres fonds de pension.

16.10.2007

La mal vie

Au milieu des années 1960, des ensembles immobiliers ont été contruits et livrés à la location des ouvriers et salariés pour qui, ce passage du logement vétuste voire insalubre au F4 jusqu'au F6 fut un merveilleux rêve éveillé.
A peine 15 ans plus tard, bénéficiant de la croissance et du boum économique, ces mêmes populations glissaient vers un autre type d'habitat, le plus souvent en lotissement. Le rêve de la maison individuelle enfin réalisé !

Et les gestionnaires du parc (sic) HLM d'être confrontés au logement d'une toute autre catégorie de personnes : familles sans ressources suffisantes pour cause de chômage, nouvelle génération le plus souvent dans la précarité, "cas sociaux" (re-sic), migrants....
Dans les Partis politiques, on a tardé à faire ce constat et il a été tentant de développer soit la pacification, soit la répression. Dans les deux cas sans véritablement s'attaquer aux causes profondes de la dégradation des conditions de vie dans ces quartiers, sans offrir une politique publique pour faire redémarrer l'ascenceur social.
Résultat : c'est la crise, la crise durable, les effets ghetto, les violences, et malheureuxement la misère avec ses cortèges de drames humains et sociaux.

Les élections municipales vont-elles permettre de mettre sur la table ces questions essentielles au lieu de se cantonner à un débat entre BOBOS de gauche et NANTIS de droite ?

15.10.2007

La vie comme si ...

La vie comme si ...
- y'avait pas le ménage à faire
- les courses à faire
- les gosses à élever
- le lendemain à préparer
- la vie professionnelle à assurer
- les loisirs à prendre et à vivre ...



L'enfer , le paradis, le purgatoire ?
Et si on s'attardait un peu sur la pensée de Michel De Certeau ( Eloge du quotidien ) ?
Dépasser les clivages , les compartimentages, sans sombrer dans la confusion des genres ? -

http://www.bibliopoche.com/livre/L-invention-du-quotidien-Tome-I--Arts-de-faire/21374.html



MICHEL DE CERTEAU ET LA MYSTIQUE DU QUOTIDIEN





« Cet essai est destiné à l’homme ordinaire. Héros commun. Personnage disséminé. Marcheur innombrable. En invoquant, au seuil de mes récits, l’absent qui leur donne commencement et nécessité, je m’interroge sur le désir dont il figure l’impossible objet. A cet oracle confondu avec la rumeur de l’histoire, que demandons-nous de faire croire ou de nous autoriser à dire lorsque nous lui dédions l’écriture que jadis on offrait en hommage aux divinités ou aux muses inspiratrices ?

Ce héros anonyme vient de très loin. C’est le murmure des sociétés… » (M. de Certeau, L’invention du quotidien, 1/ Arts de faire, 1e partie, « Une culture très ordinaire », rééd. Gallimard/ Folio Essais n° 146, 2002, p. 11)

13.10.2007

Alfred JARRY à Saint Brieuc vendredi 2 et samedi 3 novembre

CENTENAIRE ALFRED JARRY
Journées-Rencontres Alfred Jarry
vendredi 2 et samedi 3 novembre 2007, Saint-Brieucmedium_aljary.jpg

L'Association « 22 : Jarry 2007 ! » et ses partenaires sont heureux de vous inviter aux Journées-Rencontres Alfred Jarry qui ont lieu à Saint-Brieuc vendredi 2 et samedi 3 novembre 2007 et se déroulent à La Passerelle scène nationale, à La Bibliothèque municipale centre, à la Maison Louis Guilloux, sur les grilles du collège Anatole Le Braz et les arbres du parc des Promenades.

Entrées gratuites.

Nous vous adressons, en pièce jointe à ce mail, un programme simplifié (“prog_jarry.pdf”).
Vous pouvez également télécharger le quatre pages de présentation des Journées-Rencontres Alfred Jarry sur le site web du Théâtre de Folle Pensée :

– version A4 folio (pdf 963 Ko) :

– version A3 planche (pdf 948 ko) :

Au programme :

• Quatre écrivains amoureux de l'œuvre de Jarry – Jacques Jouet, Jean-Pierre Verheggen, Charles Pennequin, Christian Prigent – lisent des pages de Jarry et des passages de leurs propres écrits.

• Une Table ronde « Jarry et le monde celtique » réunit des spécialistes de Jarry : Henri Béhar, professeur à l'Université Paris III, Patrick Besnier, auteur d'une récente biographie de Jarry, Jean-Luc Steinmetz, auteur de plusieurs études sur Jarry. Vanda Benes, comédienne associée à La Passerelle, lit des textes de Jarry.

• Le Théâtre de Folle Pensée présente le spectacle Une heure impertinente avec Alfred Jarry, mis en scène par Annie Lucas dans un dispositif « cabaret ».

• L'ODDC expose le photographe Gilbert Garcin qui se met lui-même en scène sous les traits d'un funambule à l'humour décapant, évoluant entre bon sens populaire et préoccupations métaphysiques.

• Lecture marathon intégrale par des habitants des Côtes d'Armor (pilotage : Monique Lucas) du roman d’Alfred Jarry : Le Surmâle.

• Projection d’un étonnant documentaire-fiction belge produit par la RTBF en 1975 : À la recherche de Mélanie Le Plumet. Il a été réalisé par Marco Lamensch, créateur dix ans plus tard avec Jean Libon du cultissime magazine « Strip-Tease ».

• L'École des Beaux-Arts de Saint-Brieuc expose les « machines jarryques » fabriquées dans son atelier bronze au cours de l'année 2006-2007.

• Un diaporama numérique de photographies de Christian Berthelot et un court film de Rachel Stella commémorent les randonnées cyclo-théâtre La Jarry « petits mollets » et La Jarry « gros mollets » des 23 et 24 juin 2007.

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Contact : Patrice Rabine, administrateur
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Le Théâtre de Folle Pensée est subventionné par le Ministère de la Culture – DRAC Bretagne, le Conseil Régional de Bretagne, le Conseil Général des Côtes d’Armor, la Ville de Saint-Brieuc.

12.10.2007

En attendant la d'mie final '

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Cardifinale

La nuit tous les chats sont gris
Comme les maillots des All Blacks
A Cardiff
En quart de finale

PR
SB 11/10/2007

11.10.2007

Municipales

"Ils affûtent leurs armes en coulissess
Ils s'interrogent encore
Ils se déclarent
Ils dévoilent les grands axes ... "


Oui, bien sûr, la saison est propice à ces préliminaires des municipales de 2008.
Mais à qui fera - t-on croire que sans changer la donne du contexte budgétaire en matière de finances publiques on peut par la seule vertu d'une bonne intention
"développer un projet urbain et un projet social" ?
N'est-ce pas madame la Députée de Saint Brieuc
N'est-ce pas monsieur le Maire de Saint brieuc ?

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